Souveraineté minière : Le Mali franchit le cap historique des 1 000 milliards de recettes
Lors de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux des Forces vives de la Nation, ce lundi 12 janvier 2026, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a dressé un bilan spectaculaire de la nouvelle politique minière du pays. Chiffres à l’appui, le Chef de l’État a démontré comment le Mali a repris le contrôle de ses richesses aurifères, transformant radicalement l'apport du secteur extractif à l'économie nationale.
Des recettes qui doublent les prévisions
Le passage à un nouveau Code minier et les renégociations stratégiques portent leurs fruits. Alors que l'État tablait initialement sur une contribution de 400 milliards de FCFA, la réalité budgétaire a largement dépassé les attentes.
« Nous nous attendions à 400 milliards FCFA, mais nous avons négocié et obtenu 761 milliards de FCFA », a révélé le Président GOÏTA.
Au total, ce sont 1 022 milliards de FCFA qui ont été versés dans les caisses de l'État malien, soit une augmentation vertigineuse d'environ 580 milliards de FCFA par rapport aux exercices précédents.
L’or du Mali dans les banques maliennes
L'une des annonces les plus marquantes du discours présidentiel concerne la domiciliation des revenus miniers. Mettant fin à une époque où les devises échappaient au circuit financier national, le Chef de l’État a confirmé que les ressources générées par la vente de l'or sont désormais déposées dans les banques locales.
Impact financier : Un flux annuel estimé à 6 000 milliards de FCFA viendra désormais irriguer le système bancaire malien, renforçant la liquidité et la capacité de financement de l’économie nationale.
Fin des contrats figés : Cap sur la réalité du marché
Le Général d'Armée a également souligné une correction historique dans le mode de calcul des revenus de l'État. Auparavant, les sociétés minières versaient des montants fixes prévus par des contrats signés il y a des décennies, quelles que soient les fluctuations du marché.
« Avant, les sociétés minières payaient seulement les montants convenus dans les contrats, même si le prix de l'or augmentait sur le marché international », a-t-il rappelé. Désormais, grâce aux réformes, les revenus du Mali sont indexés sur les cours mondiaux. Cette flexibilité garantit que le pays profite directement de chaque hausse du prix de l'once d'or.
Une vision de Refondation
Cette performance économique n'est pas fortuite. Elle est le résultat d'un audit rigoureux du secteur minier et d'une volonté politique de faire de l'or un levier de développement pour tous les Maliens. En ce début d'année 2026, ce bilan financier solide permet à la Transition de renforcer sa souveraineté et d'envisager avec plus de sérénité les grands projets de développement social et sécuritaire.
A.Ouattara/Malijet.com