Économie : L'Afrique francophone confirme son statut de moteur de croissance du continent en 2025
Pour la douzième année consécutive, l'Afrique subsaharienne francophone s'est imposée comme la zone la plus dynamique du continent. Avec une croissance robuste et des indicateurs macroéconomiques stables, la région surpasse largement les moyennes régionales et affiche une résilience remarquable.
Une performance économique largement supérieure à la moyenne
En 2025, la zone francophone a enregistré un taux de croissance global de 4,9 %, distanciant nettement les autres régions de l'Afrique subsaharienne, qui plafonnent à 3,4 %. Cette vitalité s'appuie sur des fondamentaux solides :
-Inflation maîtrisée : Stabilisée à 4,0 %, contre des taux bien plus élevés dans le reste du continent.
-Dette publique contenue : Elle reste la plus faible d'Afrique, estimée à 51,6 % du PIB, témoignant d'une gestion budgétaire prudente.
La zone CFA en locomotive, tirée par l'UEMOA
La zone CFA (regroupant 13 des 22 pays francophones) a été le principal moteur de cette dynamique :
-UEMOA : Un bond spectaculaire de 6,1 %.
-Leaders de croissance : La Guinée (7,5 %), le Bénin (7,3 %) et le Sénégal (6,4 %) affichent les progressions les plus remarquables.
-Afrique Centrale (CEMAC) : En revanche, la croissance y est plus modeste (3,6 %), freinée notamment par les difficultés économiques de la Guinée équatoriale.
Perspectives 2026 : Vers une consolidation durable
Les prévisions pour l'année 2026 demeurent optimistes avec une croissance attendue de 5,0 %. Ce dynamisme s'explique par plusieurs facteurs structurels :
-Réformes de gouvernance : Une amélioration continue de la gestion des affaires publiques.
-Climat des affaires : Des efforts accrus pour attirer les investissements privés.
-Résilience aux chocs : Une capacité d'adaptation face aux instabilités économiques mondiales.
Grâce à cette discipline financière et à une diversification progressive de leurs économies, les pays francophones se positionnent comme les précurseurs d'un développement durable en Afrique.
A.Ouattara/Malijet.com