Le PSG condamné à verser près de 61 millions d'euros à Mbappé pour les primes et salaires impayés
La décision a été unanime. Les quatre juges du conseil des Prud'hommes ont décidé de condamner ce mardi le PSG à verser aux alentours de 61 millions d'euros à leur ancien joueur Kylian Mbappé dans le litige à plusieurs centaines de millions d'euros opposant les deux camps après le départ du capitaine des Bleus en 2024. L'exécution du jugement est immédiate.
Alors qu'il peut faire appel, le PSG est débouté de l'ensemble de ses demandes. Au total, le PSG doit verser les 55 millions d'euros plus des congés payés. De quoi satisfaire les avocats du joueur à la sortie de l'audience. En plus, le conseil des prud’hommes ordonne la publication de l'intégralité du jugement pendant un mois sur la première page du site internet du PSG.
La requalification en contrat à durée indéterminée (CDI) de des contrats à durée déterminée (CDD) de Kylian Mbappé a en revanche été rejetée par le conseil, composé de deux représentants des employeurs et deux représentants des salariés.
Des demandes astronomiques en novembre
Pour rappel, le PSG avait réclamé 440 millions d'euros à son ancien joueur, lors de l'audience en novembre dernier. Alors que dans le même temps, le clan Mbappé, par la voix de ses avocats, avait réclamé 263 millions d'euros au club de la capitale.
Au départ, c'est Kylian Mbappé qui, après avoir cherché en vain à obtenir devant les instances sportives 55 millions de salaires et primes impayés à la fin de son contrat à l'été 2024, a assigné le PSG devant les prud'hommes.
Lors de l'audience du 17 novembre, les conseils du capitaine des Bleus ont exigé 263 millions d'euros au PSG, sur la base notamment d'une requalification de son contrat de CDD en CDI. Ils ont dénoncé entre autres un licenciement sans cause (44,6 millions d'euros), un harcèlement moral et du travail dissimulé (deux fois 37,5 millions d'euros) ou encore l'exécution déloyale du contrat de travail (19 millions d'euros).
Pour sa part, le club de la capitale, conscient que le droit du travail français protège les salariés, a opté pour une stratégie de contre-attaque en demandant un total de 440 millions d'euros à son ancien buteur, désormais au Real Madrid.