dimanche 22 février 2026
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Le plan de prévention des conséquences de la covid 19, selon l’expert en développement rural, Mohamed Kagnassy : « Financer le stock de sécurité et investir dans l’agriculture »

Par Lerepublicainmali 190 vues
Le plan de prévention des conséquences de la covid 19, selon l’expert en développement rural, Mohamed Kagnassy  : « Financer le stock de sécurité et investir dans l’agriculture »

Pour gérer au mieux les conséquences de la pandémie de la covid 19, il ne suffit pas d’accorder la priorité à la santé et à l’économie, mais d’aller plus loin, en mettant un accent particulier sur la sécurité alimentaire, l'agroalimentaire et le développement rural. C’est la riposte proposée par l’expert en développement rural et PDG de la société West Wind SA, Mohamed Kagnassy, pour prévenir une perturbation des systèmes alimentaires, que vont sans doute entrainer les conséquences de la pandémie à Coronavirus, à l’échelle mondiale et spécifiquement en Afrique. Ainsi, l’expert en développement rural Mohamed Kagnassy propose des mécanismes permettant de réguler les fluctuations du marché en cas de crise.

 

L’agriculture représente en Afrique quelque 65% de l'emploi et 75% du commerce intérieur, selon des statistiques. En menaçant ce secteur, la pandémie de COVID-19 menace également le rôle essentiel qu’il joue en matière de développement et dans la lutte contre la faim et la pauvreté. D’où l’importance de la gestion de nos stocks alimentaires en Afrique de l’ouest pour mieux prévenir les conséquences de la pandémie, et atténuer les impacts de la COVID 19. A cet effet, PDG de la société West Wind SA, par ailleurs conseiller au développement rural du Président Alpha Condé de la Guinée (Conakry), Mohamed Kagnassy propose «des mécanismes qui nous permettront de réguler les fluctuations du marché en cas de crise »

Selon l’expert en développement rural, « ces mécanismes doivent s’étendre de la production au stockage ». Pour mieux faire face à la crise alimentaire pouvant découler de cette pandémie, le premier pas est de s’inspirer des enseignements : « le Coronavirus nous a enseigné qu’on a surtout besoin d’un mécanisme de financement du stock de sécurité », indique Mohamed Kagnassy, avant d’ajouter que cette solution permet à beaucoup de pays de mieux gérer la situation de crise.

Selon lui, pour assurer la sécurité alimentaire du continent et protéger les moyens d’existence des populations, il est également important d’investir dans l’agriculture. Depuis l’apparition de la pandémie en Afrique, le conseiller spécial d’Alpha Condé multiplie les initiatives visant à partager ses expertises au profit du continent africain, à mieux se préparer à faire face aux impacts économiques de la crise. 

Son leitmotiv reste à juste titre, que « seule une réponse rapide coordonnée et ambitieuse pourrait aider l’économie agricole africaine à faire face à la situation ». Avant d’exhorter les acteurs (entrepreneurs, décideurs, investisseur…), à « garder la tête froide » face à « une éventuelle turbulence des marchés financiers ».

Daou

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Commentaires (1)

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C
cissé il y a 5 ans

Monsieur l'expert KAGNASSY, votre proposition est louable. Je vous souhaite plein de courage. Cependant, des régimes précédents jusqu'à nos jours, combien d'usines véritables existent-elles pour la transformation de nos produits locaux ? Le financement de 15% du budget national dédié à l'agriculture malienne avec le régime actuel, a-t-eu des effets bénéfiques et concrets ? A ma connaissance, combien de bilans ont-ils permis de connaitre les résultats escomptés ? Les rares usines HUICOMA et COMATEX qui faisaient la fierté du pays, ont été rangées au calandre grec, sous le couvert de la privatisation. Le MALI est devenu importateur de n'importe quels biens de consommation. Faite un tour au niveau de nos centres commerciaux et foires locales, pour vous rendre à l'évidence. Alors que l'existence de l'OFFICE DU NIGER devait permettre au pays d'être le grenier de la CEDEAO. Sommes-nous incapables de penser, concevoir, innover et diriger par nous-mêmes ou au contraire, allons continuer à poursuivre dans cette voie, de modèles et recettes importés ? Seule le courage politique des décideurs peut faire changer le cours d'un véritable développement. Malheureusement, cette vertus indispensable se fait toujours attendre, au détriment de notre pays. MALIBA.