VACCINATION CONTRE LA COVID-19: La direction régionale du développement social explique le bienfondé
Quelques jours après le lancement de la campagne de vaccination contre la Covid-19, la direction régionale du développement social a tenu un atelier de plaidoyer de 3 jours, destiné aux leaders religieux, à la société civile dans le but de les faire mieux comprendre le but de la vaccination.
L’organisation de ces sessions d’engagement des leaders et tous les acteurs est nécessaire pour sensibiliser et relayer l’information auprès des bénéficiaires primaires, secondaires, tertiaires pour la réussite de la vaccination.
L’objectif de ses journées de plaidoyers est de prendre des engagements pour mener des actions renforçant l’acceptabilité des populations en général et des personnes cibles en particulier. Cette vaccination est l’un des moyens pour réduire la mortalité et la morbidité attribuables à la Covid-19 chez les populations vulnérables.
Il se fera en deux étapes. La première, dans le district de Bamako, localité la plus touchée avec 75 % de cas, en 2 passages à un mois d’intervalle. Le reste du pays sera couvert pour la deuxième étape. Ceux de l’intérieur du pays commenceront un mois après le second passage de Bamako.
La cible est estimée à 4 220 400 personnes, soit 20 %. Cette cible est répartie en agents socio sanitaires (844 480 personnes), les personnes âgées de 60 ans et plus, (1 266 720 personnes) et les personnes avec une comorbidité présentant un risque élevé de formes graves de maladies (2 111 200 personnes).
Par ailleurs, les femmes enceintes et les femmes allaitantes, les enfants de moins de 16 ans ne sont pas concernées pour la campagne de vaccination.
« Cette vaccination est un défi majeur qu’il faut relever et notre attention doit être dirigée vers l’utilisation de stratégies spécifiques, coordonnées, soutenues par une collaboration structurée et efficace permettant d’atteindre les objectifs », souligne Aminata Kalapo, modérateur.
Le soubassement de cette campagne est l’engagement communautaire pour l’acceptation de la vaccination.
« Les médecins seuls ne peuvent pas faire éradiquer cette pandémie. Il faut donc l’implication de nous tous afin de mieux prévenir sur la maladie », conclu Bamoussa Touré coordinateur des chefs de quartier de Bamako.
Aïchatou Konaré