dimanche 22 février 2026
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Sécurité sanitaire des aliments : la FAO met en œuvre un projet pour améliorer la qualité sanitaire de l’alimentation de rue au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal.

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Pour obtenir une amélioration durable du fonctionnement des institutions en charge de la surveillance et du contrôle de l'alimentation de la rue, de la qualité sanitaire des denrées alimentaires vendues sur la voie publique et de la réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments et la gestion des données SSA au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal, la FAO pilote le projet GCP/SFW/517/LUX : « Renforcement de la capacité de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments et amélioration de la qualité sanitaire de l’alimentation de rue au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal ».

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Ce projet, financé par le Grand-duché du Luxembourg, a été lancé au Mali ce jeudi 13 juillet 2023 au cours d’un atelier d’information sous la coordination du ministère de la Santé et du Développement Social, représenté par Mme Youma DIALLO, Conseillère Technique. C’était en présence du Représentant de la FAO au Mali, M.Mohamadou Mansour N’DIAYE, de la Cheffe de Coopération Ambassade du Luxembourg, Mme Galatée FOUQUET, et le Représentant de la Maire de la Commune III du District de Bamako, M.Abdourahamane TRAORE.

En effet, le Grand-duché du Luxembourg accompagne la mise en œuvre sur quatre (4) ans (du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2025), du projet GCP/SFW/517/LUX : « Renforcement de la capacité de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments et amélioration de la qualité sanitaire de l’alimentation de rue au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal ». Le document final du projet ayant été signé par les trois pays, le projet a démarré sa mise en œuvre en février 2023.

« La contribution s'élève à près de 2 millions d'EUR, soit 1.3 milliard de francs CFA par le Luxembourg, pour une période de 48 mois, de janvier 2022 à décembre 2025. Il s'agit de la 3e phase du projet. La 1ere phase (2015-2017 ; 386.830 EUR) a permis au Sénégal d'élaborer son plan national de réponse aux urgences en matière de sécurité sanitaire des aliments, la 2ème phase (2018-2021 ; 950.000 EUR) a permis l'opérationnalisation du plan au Sénégal et le partage de connaissances en la matière avec le Burkina Faso et la 3eme phase concerne l’inclusion du Mali pour partage d'expériences » a expliqué la Cheffe de coopération de l'Ambassade du Luxembourg au Mali, Mme Fouquet.

Selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en Afrique, plus de 91 millions de personnes tombent malades chaque année, entraînant 137 000 décès soit un tiers de la mortalité mondiale due aux maladies d’origine alimentaire. Les maladies diarrhéiques sont responsables de 70 % de ces maladies d’origine alimentaire (OMS, 2015).
Face à ces enjeux, la FAO s'est fixée parmi ses objectifs clés « Éliminer la faim et améliorer la sécurité sanitaire des aliments à tous les stades de la chaîne alimentaire ». Pour cela, la FAO collabore étroitement avec les autorités gouvernementales, les partenaires techniques et financiers, les industries locales et les autres parties prenantes.

« Au Sénégal, mais également au Burkina Faso et au Mali, les systèmes de sécurité sanitaire des aliments doivent être renforcés. Car les maladies d'origine alimentaire pèsent lourdement sur les systèmes de santé déjà fragiles et en déficit de ressources aussi bien humaines que financières et d'infrastructures » informe le Représentant de la FAO au Mali.
Cet état de fait est accentué par de nombreux facteurs parmi lesquels l'inefficience des systèmes de maîtrise des risques alimentaires, la prolifération des aliments vendus sur la voie publique sans contrôle, le manque d'information et de sensibilisation des consommateurs, etc.

Faut-il le rappeler, la sécurité sanitaire des aliments est un système intégré d'actions concrètes et complémentaires, de la production primaire jusqu'à la consommation finale. Les alertes relatives à la circulation de produits avariés, falsifiés ou périmés ont amené le gouvernement malien à prendre des mesures vigoureuses pour sauvegarder la santé et la sécurité des populations et garantir la crédibilité des aliments locaux destinés à la consommation nationale ou à l’exportation. Parmi ces mesures, on peut citer le système des autorisations de mise sur le marché des produits alimentaires, institué au Mali en 2006 par décret N° 06-259/P-RM.

D’ailleurs, la Représentante du Ministère de la Santé et du Développement Social a affirmé que « les autorités de la Transition, à travers les départements de la santé et du développement social, de l'Agriculture, de l'élevage et de l'environnement s'engagent à apporter leur contribution nécessaire pour la mise en œuvre du programme de maîtrise des risques sanitaires et phytosanitaires, ainsi que dans l'accompagnement des acteurs du secteur de l'alimentation ».

Cet atelier d’information et de partage sur le projet permettra la mise en place de l’organe national de coordination du projet et le démarrage des travaux pour l’élaboration du plan national de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments du Mali.

Il est à signaler que dans la vision de parfaire et de réussir la mise en œuvre du projet GCP/SFW/517/LUX, un atelier de lancement sous-régional du projet s’est tenu le 13 et 14 avril 2023 à Dakar avec la participation des délégués des trois (3) pays concernés à savoir le Burkina, le Mali et le Sénégal.

AFANOU KADIA DOUMBIA/Malijet.com

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