La Cellule sectorielle de lutte contre le VIH Sida, la Tuberculose et les hépatites virales attire l’attention sur les dégâts de la pathologie silencieuse
Chaque 28 juillet, le monde célèbre la journée mondiale de lutte contre les hépatites virales avec en toile de fond, de trouver des mécanismes pour accroître la lutte contre cette maladie. Le vendredi 25 juillet 2025, La Cellule sectorielle de lutte contre le VIH Sida, la Tuberculose et les hépatites virales, le bras armé de la lutte contre la maladie au Mali, a organisé une conférence de presse lors de laquelle les experts ont attiré l’attention de la population sur les dégâts causés par les hépatites virales.
« La Journée mondiale contre l’hépatite est célébrée le 28 juillet de chaque année pour mieux faire connaître au grand public les hépatites virales, des maladies inflammatoires du foie qui peuvent entraîner de graves manifestations, voire un cancer », a introduit le coordinateur de la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH Sida, la tuberculose et les hépatites virales, Dr. Madina Konaté. Elle a rappelé que le thème mondial choisi pour 2025 est, « Hépatite : faisons tomber les barrières ! ». Selon le coordinateur, il faut agir d’urgence pour venir à bout des obstacles financiers, sociaux et systémiques, y compris la stigmatisation, qui freinent l’élimination de l’hépatite et la prévention du cancer du foie. Elle a passé en revue le combat mené par sa structure afin de briser les barrières à l’élimination de l’hépatite et à la prévention du cancer de foie. Dr. Bouillagui Traore, qui représentait la ministre de la santé et du développement social, a salué l’apport très significatif de la cellule depuis sa création en 2020 dans la lutte contre les hépatites. Il a rassuré le coordinateur que l’accompagnent du département ne fera jamais défaut afin de lui permettre de mener la lutte contre les hépatites virales au Mali. Le professeur Moussa Dicko a, dans son intervention, signalé que les virus responsables des hépatites chroniques B et C entraînent des lésions qui évoluent de manière silencieuse et parfois un cancer. « Toutefois, il est possible d’éviter et de traiter les hépatites et, dans le cas de l’hépatite C, d’en guérir. Le thème choisi cette année montre qu’il faut simplifier, étendre et intégrer les services de lutte contre les hépatites – vaccination, pratiques d’injection sécurisées, réduction des risques et, surtout, dépistage et traitement – dans les systèmes de santé nationaux. La campagne nous rappelle que nous devons agir immédiatement pour élargir l’accès, intégrer la prise en charge et faire en sorte que l’hépatite ne soit plus une menace pour la santé publique d’ici à 2030 », a-t-il souligné. De l’estimation faite par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il ressort que la prévalence de l’infection virale de type B varie entre 8% et 10%, et celle de l’infection de type C autour de 11%. Ainsi, 15% à 40% des porteurs chroniques de l’hépatite B et 60% à 75% des porteurs chroniques de l’hépatite C, développent à terme une cirrhose ou un cancer du foie. « Au Mali, une étude a révélé un portage de l’hépatite B autour de 10% chez la femme enceinte. Toujours selon l’OMS, l’infection du virus de l’hépatite de type B touche 2 milliards de personnes dans le monde. Parmi elles, 350 millions sont porteuses chroniques. Tandis que 150 millions autres individus sont porteurs chroniques du virus de l’hépatite C. », a-t-il indiqué. Dans son intervention, il a déclaré que l’hépatite est un “ tueur silencieux ”. D’où son désir de voir cette affection médicale bénéficier de la même attention et des mêmes apports (financiers et logistiques) que le cancer et le VIH/Sida.
Moussa Samba Diallo