samedi 21 février 2026
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Après la décennie noire, l’Algérie est-elle légitime à critiquer le Mali ?

Par La Nouvelle Tribune 1,220 vues
Après la décennie noire, l’Algérie est-elle légitime à critiquer le Mali ?
(Photo d'illustration)

Au cours des années 1990, l’Algérie a traversé une période marquée par une violence extrême. La guerre civile, née de l’interruption du processus électoral après la percée du Front islamique du salut, a plongé le pays dans un cycle sanglant. Les affrontements entre forces de sécurité et groupes armés islamistes ont fait des dizaines de milliers de morts, souvent des civils victimes de massacres de grande ampleur. Les disparitions forcées, les arrestations arbitraires et les exactions reprochées aux autorités ont laissé une trace profonde dans la mémoire collective. La répression a été implacable, au point que, pour beaucoup, la victoire militaire s’est payée au prix d’un traumatisme durable et d’un verrouillage politique qui a marqué les décennies suivantes.

Héritage d’une lutte implacable

Aujourd’hui, Alger met en avant cette expérience comme preuve de sa capacité à contenir durablement la menace terroriste. Les opérations militaires se poursuivent encore, comme l’illustre l’élimination récente de six combattants armés dans la région de Tébessa. L’Armée nationale populaire insiste sur l’efficacité de sa stratégie, qui combine neutralisation sur le terrain et politique de réconciliation mise en œuvre au début des années 2000. Cette réussite sécuritaire relative confère à l’Algérie une image de puissance régionale capable de protéger ses frontières et de limiter l’influence de groupes liés à Al-Qaïda ou à l’État islamique.

Regards croisés avec le Mali

Face au Mali, régulièrement critiqué pour les violences commises par ses forces et leurs alliés dans la lutte contre les jihadistes, l’Algérie se positionne comme modèle alternatif. Pourtant, la comparaison soulève des interrogations. Si Alger reproche à Bamako la brutalité de certaines opérations, son propre passé montre que la victoire sur le terrorisme a été obtenue au prix d’une répression dont les cicatrices restent visibles. Cette contradiction interroge la légitimité morale de ses critiques. En revanche, sur le plan pragmatique, l’Algérie peut revendiquer une expérience singulière : celle d’avoir combiné la force militaire et une offre politique, même incomplète, qui a permis de réduire la capacité de nuisance des groupes armés.

L’Algérie se trouve donc dans une position ambivalente. Elle peut rappeler qu’une répression aveugle fragilise la population qu’elle prétend protéger, tout en revendiquant son savoir-faire sécuritaire. Ce double héritage, fait de succès militaires et de zones d’ombre, confère à sa voix un poids particulier dans le débat régional. Mais il rappelle aussi qu’aucun pays ne sort indemne d’une guerre contre le terrorisme, et que les leçons à tirer sont aussi celles d’un passé encore douloureux.

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Commentaires (1)

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Wassim Nasri il y a 4 mois

À savoir qu'aucun malien digne n'a dans l'esprit à l'heure actuelle de la géopolitique dans la zone ouest et Nord ouest africaine de mentionner ou d'essayer d'établir un lien de solutions, même peut être une équation par rapport à un Etat, une république, un pays étranger voisin du Mali voyou, vagabond,brigand et violeur, même ingrat qu'est l'Algérie. Chèr journaleux, n'essaie pas de publié des codes et faire le travail d'un traître sous couverture d'un journaliste, malheureusement c'est ce qui se trouve le cas des maliens impures, et se servir comme édito pour l'intérêt des ennemis de mon pays et de ton pays Mali . Au Mali, on s'en prend à des grands patriotes qui font des vidéos, des reportages en ligne, qui font circuler l'image et les ambitions du Mali dans ce monde multipolaire désormais partout où on ne connait même pas malijet à fortiori un papier encre qui s'appelle " Mali tribune" et ça s'appelle " vendre l'image du Mali et à prix d'or" alors que le journaleux joue ici le jeu d'un"taupe, d'un espion, d'un ennemi du Mali " c'est pas le travail d'un bon citoyen et d'un serviteur de la patrie à cité l'Algérie comme un quelconque exemple dans les problèmes du Mali actuellement. C'est un problème de suprématie au Mali, c'est pas une rébellion, loin du djihad, parlons même pas du séparatisme, c'est une conquête de suprématie pour disposer des biens et richesses du Mali et c'est un va nu pieds comme Algérie qui s'érige en donneur de leçons au Mali. Des nègres blancs aussi qui veulent tenter ses chances pour maîtriser le Mali et les maliens avec toutes les richesses du Mali ? C'est le monde à l'envers. Alors réfléchi pour toi et toi seul et ne désigne plus et ne dessine plus des conneries qui concerne le Mali. Des truands ! Que des clochards loosers qui ne pensent qu'à leurs personnes.