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L’ultimatum de l’Imam Dicko : Vendredi : « Le peuple prendra son destin en main ! »

Par L'Aube 513 vues
L’ultimatum de l’Imam Dicko : Vendredi : « Le peuple prendra son destin en main ! »

Le régime IBK a jusqu’à vendredi 6 mars prochain pour trouver une solution urgente aux maux qui minent le pays. Faute de quoi le peuple malien prendra son destin en main. C’est là, l’ultimatum lancé au pouvoir en place, par l’imam Mahmoud Dicko, lors d’un meeting, le samedi dernier au Palais de la culture. Occasion pour le leader religieux de dénoncer la gestion de Ibrahim Boubacar Keita. Une gestion minée par la corruption, la délinquance financière, le népotisme… Pour le leader religieux, il est temps de dire : Non à la corruption ! Non à la soumission ! Non au mensonge !

 

En effet, l’ancien président du Haut conseil islamique, l’imam Dicko, n’entend plus se laisser faire et invite les patriotes, l’ensemble des filles et fils de la Nation à cesser les clivages et les divergences  pour sauver le pays en proie à une gestion calamiteuse des affaires. 

« La prochaine sortie sera pour dire Non à la situation que le Mali vit aujourd’hui. Ça ne peut pas continuer ! Comment peut-on continuer à vivre comme ça ? Voulez-vous qu’on se résigne ? Nous pouvons résister.  Je lance un message à tous. Je demande à tout le peuple malien de se mobiliser. Et surtout d’oublier ces petites querelles qui nous déchirent et de se mettre ensemble pour sauver l’essentiel. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de sauver la tête d’un homme ou d’un régime, il s’agit surtout de sauver la patrie », a déclaré l’imam Mahmoud Dicko.

Mise en garde…

En outre, l’imam Dicko  a évoqué  plusieurs sujets d’actualité dont,  entre autres, la grève des enseignants, la crise sécuritaire et la  réduction du train de vie de l’Etat… Moment fort de son intervention, c’est l’adresse aux deux leaders djihadistes : Iyad et Kouffa.

S’agissant   de la crise  sécuritaire, l’imam Dicko lancé un appel  à Iyad Ag Ghali  et Amadou Kouffa pour  qu’ils observent une trêve afin de trouver une  solution  à la crise : « Trop de sang a été versé. Trop de morts, trop de déplacés. Le Mali a assez souffert comme ça. Du haut de cette tribune, je lance un appel à Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa. Ils prétendent se battre au nom du prophète. Si cela est vrai, je leur dis d’arrêter !», a déclaré l’imam Mahmoud Dicko. « Le prophète nous enseigne ceci: si jamais vous vous battez contre quelqu’un même si c’est un mécréant s’il accepte de faire la paix, épargnez le et acceptez la paix. Or, nous, nous ne sommes pas des mécréants», a martelé l’imam.

Avant de poursuivre d’un ton véhément : «ils ne sont pas plus musulmans que nous. Nous avons choisi l’islam librement. Personne ne peut nous l’imposer. Et nous ne voulons pas une religion imposée.».

Le président de la CMAS : «Aujourd’hui que le Mali est d’accord pour discuter. Il faut accepter de déposer les armes et rejoindre la table du dialogue», a-t-il lancé. Cependant, l’imam Dicko appelle les Maliens à une mobilisation générale de Kayes à Kidal pour s’ériger contre l’oppression terroriste.

«Nous n’allons pas croiser les bras et laisser des gens bafouiller notre dignité, notre religion. J’en appelle au sens de patriotisme de tous et toutes, si nous n’avons pas de suite à cette requête nous allons organiser la résistance», a-t-il prévenu.

«Ils nous effraient avec la mort. Non, nous n’avons pas peur de mourir. Nous sommes un peuple résilient. Une nation de guerriers», a-t-il déclaré sous les ovations des fidèles.

Dans son intervention, il a évoqué l’épineuse question de la crise scolaire. Ainsi, il demandé aux enseignants grévistes à reprendre les cours, tout en promettant que le peuple trouvera une solution à la crise scolaire : «  Je demande aux syndicats d’enseignants de permettre à nos enfants de rentrer en classe », a-t-il affirmé. Mahmoud Dicko reconnait le bien-fondé de la grève qui paralyse les écoles maliennes : « La revendication des syndicats des enseignants est légitime. C’est la loi qui leur octroie ce qu’ils revendiquent.  On ne va pas supplier le gouvernement d’appliquer cela, c’est un dû. ça ne se négocie pas ! », a-t-il martelé.

La reprise des cours demandée est non seulement un « cri de cœur » personnel de l’ancien président du Haut conseil islamique du Mali mais aussi une requête qu’il formule « au nom de tous les Maliens ».  A l’adresse des enseignants, la promesse est ferme : « Le peuple souverain du Mali va se porter garant pour que vous ayez vos droits »…  « Ce problème-là, on aura la solution Inch’Allah! ».

L’imam affirme s’être suffisamment informé sur la situation avant ce jour. Il estime que l’incidence financière que gouvernement argue ne pas pouvoir soutenir n’est pas un argument valable. « Ce nombre de milliards (coût des revendications), les enseignants n’y ont-ils pas droit ? », s’interroge-t-il.

Pour pallier au problème de ressources financières, l’Imam « propose qu’on supprime les institutions qui ne servent à rien. Il y en a plusieurs qui n’ont aucun effet, qui n’a rien apporté pour l’amélioration de la gouvernance».

Il mentionne, entre autres, le Conseil économique, social et culturel, le Haut conseil des collectivités territoriales, le Médiateur de la république, le Bureau du vérificateur général et la Haute cour de justice. « Il faut les supprimer! », suggère-t-il et propose en outre de diviser le budget de l’Assemblée nationale et de la Présidence.  « Il faut diviser les budgets de ces institutions par trois », a déclaré l’imam Dicko.

Mahmoud Dicko conseille au gouvernement de reprendre les budgets alloués à ces institutions pour les repartir à la défense, à la santé et à l’éducation.

Avant d’appeler les Maliens à une manifestation (Bamako et à l’intérieur) le vendredi 6 mars 2020 et dont le lieu et l’heure seront communiqués dans les jours à venir.

Mémé Sanogo

 

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Commentaires (37)

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Fanga 10020 il y a 5 ans

Monsieur Dicko, cet "hybride" islamiste wahhabite, est une menace pour le Mali. Il a franchi la ligne rouge lors de son dernier meeting par son appel à la violence et à la rébellion contre les autorités publique du Mali. C'est fini pour lui dans notre pays : les Maliens ont ouvert les yeux et ne sont plus prêts à suivre cet extrémiste irresponsable dans ses délires. A présent, la balle est dans le camp des autorités judiciaires du Mali pour que monsieur Dicko réponde, comme tout citoyen malien, de la violation du Code pénal du fait de son appel de haine à la violence. Rappel des dispositions du Code pénal du Mali adopté en 2001 : Titre II : Des crimes et délits contre la chose publique Chapitre II : Des crimes contre la sureté intérieure de l'État Section I : Attentats et complots contre le gouvernement Article 45 : L'attentat dont le but est soit de renverser par la force le gouvernement légal ou de changer la forme républicaine de l'État, soit d'inciter les citoyens ou les habitants à s'armer contre l'autorité, est puni de la peine de mort ou de la réclusion à perpétuité ou à temps. La tentative est punie comme le crime. Article 46 : Il y a complot dès que la résolution d'agir est concertée et arrêtée entre deux ou plusieurs personnes. Le complot ayant pour but les crimes mentionnés à l'article précédent, s'il a été suivi d'un acte commis ou commencé pour en préparer l'exécution, sera puni de la peine de cinq à vingt ans de réclusion. Si le complot n'a été suivi d'aucun acte commis ou commencé pour en préparer l'exécution, la peine sera celle de cinq à dix ans d'emprisonnement. S'il y a eu proposition faite et non agréée d'agir, de former un complot pour arriver aux crimes mentionnés à l'article précédent, celui qui aura fait une telle proposition sera puni d'un emprisonnement de un à cinq ans et facultativement de 20.000 à 500.000 francs d'amende et de cinq à dix ans d'interdiction de séjour. Section Il : Des crimes portant atteinte à la sécurité intérieure de l'État ou à l'intégrité du territoire par la guerre civile, l'emploi illégal de la force armée et le pillage public Article 47 : L'attentat dont le but est soit de provoquer la sécession dune partie du territoire de la République, soit d'inciter à la guerre civile, en armant ou en poussant les citoyens ou habitants à s'armer les uns contre les autres, soit de porter la dévastation, le massacre et le pillage dans une ou plusieurs régions, villes, communes et villages de la République, est puni de la peine de mort ou de la réclusion à perpétuité. Le complot ayant pour but l'un des crimes prévus au présent article et la proposition de former ce complot, seront punis des peines portées à l'article 41 suivant les distinctions qui y sont établies.

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

Ce forum de discussion est encore polllué par des messages "trolls" provenant de "trolleurs" très probablement payés par les proches des gouvernants actuels. Ces gens prennent les Maliens pour des cons, non seulement dans la gestion des affaires publiques mais aussi dans l’espace de communication internet sur lequel ils devraient au moins nous laisser tranquilles. Voici la listes de quelques trollers que j'ai pu identifier depuis quelques mois et dont Malijet devrait avoir la bienveillance de supprimer les comptes de ces pollueurs : Aicha Walette - Alice Saye - aliou - Alpha Sow - aly - alti - BIBI - BINTOU - Bouba - declin declin - Diombelé - fantichka sow - Fatma Nana - FATOU TOGO - ferdinand - filly - GAFOU - IB Smarty Konaté - Ismael Diombelé - José Traoré - Kadiatou konaré - Kany - Mali béni - Malien den - Mamadou - mariam - Nama Sylla - salsa tala - Samson Konaté - souleyman Les lecteurs de Malijet devraient éviter la lecture d'un quelconque message provenant de ces parasites. Définition de "troll" : "En argot Internet, un troll caractérise ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s'agir d'un message (par exemple sur un forum), d'un débat conflictuel dans son ensemble ou plus couramment de la personne qui en est à l'origine. Ainsi, « troller », c'est créer artificiellement une controverse qui focalise l'attention aux dépens des échanges et de l'équilibre habituel de la communauté. Désigner un « troll » est un jugement subjectif, la désignation d'un élément sciemment perturbateur pour le discréditer et l'éviter. L’argumentation caricaturale et récurrente sont les « empreintes typiques d'un troll ». Ils sont la preuve d'une mécommunication, et d'une impossibilité d'échange dans la compréhension mutuelle, mais le « trollage » présume en plus des provocations intentionnelles et le but de nuire. À l'origine, le terme renvoi à une plaisanterie (« troll positif ») où le trolleur tire satisfaction d'avoir réussi à berner ses victimes, à leur avoir fait perdre du temps. Son champ s'élargit à partir des années 2010 et il peut dorénavant aussi s'appliquer à l'envoi de messages provocateurs et offensants, exacerbés par l'anonymat et la tribune que procure internet (« troll négatif »). Cette seconde définition s'apparente au flaming, et peut parfois mener au cyberharcèlement. »

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papa il y a 5 ans

Nous devons tous nous donner les mains car cette situation scolaire nous concerne tous,Professeur, militant du peuple vendeuse, président, opposant, majoritaire, l'heure de la mobilisation a sonner nous devons laisser nos indifférence et agissant dans le sens qui nous mènent ver un mali meilleur dont le vivre ensemble et roi

N
N'GOLO DIARRA il y a 5 ans

Nous devrons tous être inquiétant de la situation du pays, l'heur n'est plus le moment de se révolter ni de revendiquer, nous devrons chercher a trouver ensemble une solution a la situation du pays. Que Mahamoud Dicko ne crée plus de désordre au Pays.

O
oumar il y a 5 ans

Nous sommes dans une nation qui doit faire beaucoup, les ennemis du gouvernement profite de cette situation pour arrêter de travailler Pitié pour le mali et pour sa population qui croire que les peuples qui se sont développer sont resté à jaser sans donner de solution.

A
Aicha Walette il y a 5 ans

Nous sommes plus dans une scène théâtral nous voulons juste des éclaircissement sur la position de nos autorités face a cette crise que nous traversons depuis 2012.

F
Fatma Nana il y a 5 ans

C’est vrai et très clair qu’un religieux, un vrai ne doit que créer un climat d’attente et d’union entre les gens. Dicko n’est pas celui que nous croyons être. Donc il vaut qu’on s’en méfie depuis maintenant.

J
José Traoré il y a 5 ans

Nous aspirons tous que ce problème se résolve dans un très bref délai ; chose qui nous arrange et qui est bien pour cette nation. Mais la violence n'a été et ne sera jamais la solution à un éventuel problème. Alors soyons un et uni au tour de l’essentiel pour plus d'harmonie.

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declin rasbath il y a 5 ans

Agissons dans le seul intérêt du pays et arrêtons la défense des intérêts partisans, le Mali est notre seul bien qui nous a été légué par nos ancêtre après de longue combat pour l'acquisition de son indépendance et de sa construction, alors agissons raisonnablement et ensemble donnons-nous les mains pour bâtir notre pays.

M
Mali béni il y a 5 ans

Nous aspirons cette paix depuis des années et le seul moyen de l'acquérir est la prise de conscience des uns et des autres en comprenant que ce pays a beaucoup souffert et que c'est à nous tous de nous donner corps et âmes pour sa libération. Vive un Mali en paix!!

A
Almami il y a 5 ans

Je pense personnellement que la personne qui a un problème dans cette affaire c'est Dicko si nom I B K n'a absolument rien contre le chef DICKO qui a oublier son rôle de leader religieux pour se transformer en créateur de polémique chose qui de mon avis il devrait absolument éviter donc monsieur le journaliste je vous appelle a dire les choses telle qu'elle son pour le bien de tous car cette affaire I B K n'a rien fait pour c'est dicko qui dit tous et fait tous.

O
Oumar il y a 5 ans

Des hommes comme Dicko sont des hommes de Dieu des hommes qui prône la paix et le vivre ensemble donc vraiment leDicko qu’on avait c’est dernière temps celui qui passait sont temps a dire du mal du régime et à faire des interprétations n’étais pas le Dicko que les maliens voulais voir donc voir l’homme revenir a la raison comme sa et tenir des propos unificateur vraiment je pense que tous les maliens son content et heureux de cela .

M
Mamadou il y a 5 ans

je n'aime pas dire du mal des religieux surtout d'un homme comme Dicko qui a tant fait pour le mali mais force est de reconnaitre que depuis que I B K a donner des hectare a Haidarra DIcko ne sais plut ou donner de la tête et je pense que ces la raison du changement de l'ex allier du président de la république qui du jour aux lendemain a complètement changer de posture pour devenir un diffamateur sur le régime en place .

I
Ismael Diombelé il y a 5 ans

je ne sais pas pour qui N’Bouyé et Mahmoud Dicko ce prenne mais je veux juste leur dire que c'est n'est pas a eu qu'il revienne la décision de faire partir un telle ou un telle vraiment je pense que les chef religieux malien doivent comprendre que la politique n'est pas leur domaine de prédilection en un homme qui a autant fait pour le mali comme I B K je ne sais pas comment on peut etre comme sa avec un regime qui de son mieux juste dire a c'est deux homme de rester à leur place et de laisser les politique faire son travaille .

A
Anonyme il y a 5 ans

Bande de nazes, continuez à soutenir un suppôt des salafiste,vous finirez par avoir la charia au cou.

B
BINTOU il y a 5 ans

Tous ce que nous devons faire c’est soutenir et accompagner le président IBK et son équipe pour qu’ensembles nous puissions relever le défi pour le développement du Mali car c’est l’union qui fait la force et c’est ensembles que nous arriverons.

G
GAFOU il y a 5 ans

Tous les problèmes du Mali trouvaient leur solution dans le dialogue alors tous ce que nous devons faire c’est se donner les mains pour le Mali car c’est à nous et rien que nous de faire la gloire de ce pays. Et pour la paix nous sommes prêts à tout car aucun sacrifice n’est de trop pour la paix au Mali.

B
BIBI il y a 5 ans

Nous comprenons les inquiétude de MAHAMOUD DICKO sur la situation du Mali qui est d’ailleurs le soucis de tous les dignes fils du Mali oui nous devons se lever pour prendre notre destin en main mais de la plus belle des manières et non par la force et dans le désordre car cela n’arrange rien au contraire ceci va empirer la situation mais nous devons tous nous mettre ensembles main dans la main dialoguer et trouver une solution pour le Mali car personne ne viendra le faire à notre place.

B
BIBI il y a 5 ans

Nous comprenons les inquiétude de MAHAMOUD DICKO sur la situation du Mali qui est d’ailleurs le soucis de tous les dignes fils du Mali oui nous devons se lever pour prendre notre destin en main mais de la plus belle des manières et non par la force et dans le désordre car cela n’arrange rien au contraire ceci va empirer la situation mais nous devons tous nous mettre ensembles main dans la main dialoguer et trouver une solution pour le Mali car personne ne viendra le faire à notre place.

F
FATOU TOGO il y a 5 ans

Je dis bien le Mali a besoin d’un sursaut national que nous nous mettons tous ensembles pour qu’ensembles nous puissions chercher une porte de sortie pour le Mali pour mettre fin à ces multiples crises dans notre pays pour son développement. Ensembles nous arriverons car seul l’union fait la force.