samedi 21 février 2026
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Grève de cinq jours de l’UNTM : Un embargo qui ne dit pas son nom !

Par Le Soir de Bamako 147 vues
Grève de cinq jours de l’UNTM : Un embargo qui ne dit pas son nom !

Après 72 heures de grève sur 120 heures déclarées par l’Union Nationale des travailleurs du Mali (UNTM), les conséquences de ladite grève sur la vie socio-économique des maliens donnent l’impression que le Mali vit à nouveau un embargo de la CEDEAO. Les activités économiques tournent au ralenti. Les services administratifs et financiers sont paralysés. La pénurie d’argent commence à se faire sentir tant au niveau des guichets automatiques dans les différentes banques qu’au niveau de certaines agences de transfert d’argent.

Cette situation porte un coup dur aux populations aujourd’hui. Ce qui permet à certains de qualifier cette grève de l’UNTM d’un embargo sur le peuple malien qui ne dit pas son nom. Suite à l’arrêt de travail décidé par l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) pour une durée de cinq jours, allant du lundi 14 décembre au vendredi 18 décembre prochain, depuis hier mercredi, troisième jour de la grève, certains usagers des banques constatent une pénurie des liquidités au niveau des guichets automatiques mais aussi de celles des agences de transfert d’argent.

Cela explique que ce bras de fer entre l’UNTM et le gouvernement pourrait envenimer le climat social déjà en ébullition dans notre pays depuis quelques semaines si rien ne fait à temps. L’État doit tout faire pour faire revenir cette centrale syndicale à la table de négociations. Car, la situation ne ferait que fragiliser les autorités de la transition.

Une chose est certaine, la solution ne pourrait venir que du dialogue et de la négociation entre les parties. Donc, quelle que soit la position de l’UNTM, c’est aux autorités de la Transition de trouver la bonne formule. Cela est gage d’une transition apaisée et réussie. C’est pourquoi, ils sont nombreux aujourd’hui à réclamer une vraie assise nationale avec les forces vives de la nation.

Faut-il le rappeler, la grève des syndicats reste un droit constitutionnel. L’harmonisation des indices de salaire dans la fonction publique, des primes et des indemnités où encore le sort des travailleurs compressés (des salariés d’entreprises d’État nationalisées), l’emploi massif des jeunes sont entre autres des motifs de cette grève de l’UNTM.

Sur cette question sur RFI, le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé a laissé entendre que la discussion du travail se fait au niveau de 3 piliers: les employeurs, l’État et les syndicats concernés. “Donc, on n’a pas besoin d’attendre une conférence sociale, d’ailleurs, ça fait combien d’années qu’on en parle, on en parle, c’est pour encore des mois et peut-être des années encore, donc, nous ne pouvons pas attendre une conférence sociale pour ça”, a-t-il déclaré.

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Commentaires (4)

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A
Anonyme il y a 5 ans

LES DÉTRACTEURS DU CNSP! Soyez objectifs et impartiaux dans vos analyses! AUCUN DIRIGEANT NE PEUT REDRESSER RAPIDEMENT LE MALI FACE À CES CERTAINS POLITICIENS MERCENAIRES (RPM, ADEMA, URD, CODEM, CNID, MPR, PARENA, ETC.), FONCTIONNAIRES et SYNDICALISTES CORROMPUS, qui ont osé déclenché des jours grèves intempestives! CHAQUE JOUR DE GRÈVE DE L’UNTM FAIT PERDRE À L’ÉTAT 7 MILLIARDS DE FCFA!

D
Diawara il y a 5 ans

LES INDIGNES NE RÉUSSIRONT JAMAIS. NOUS SOMMES DANS UNE PÉRIODE DIFFICILE QUE NOTRE BEAU ET RICHE PAYS TRAVERSE.CHAQUE FILS DIGNE DE CE PAYS DOIT SAVOIR QUEL ACTE ADOPTÉ AFIN D'AIDER CE PAYS À SORTIR DE L'IMPASSE ET NON POSER DES ACTES QUI CONTRIBUENT A ANÉANTIR LE PAYS TOTALEMENT. UNE CHOSE EST SURE LES ENNEMIS INDIGNES MANIPULÉS DE CE PAYS ÉCHOUERONT DANS LEUR TENTATIVE.

C
cissé il y a 5 ans

J'ai beaucoup de respect et de considération pour la centrale syndicale UNTM. Les points de revendications cités sont légitimes. Cependant, hormis l'harmonisation des salaires et primes, les autres points peuvent être négociés avec le temps, avant la fin de la transition. Le droit de grève est un droit constitutionnel au MALI. Par contre, la grève illimitée n'est pas un droit légal inscrit au MALI. Quelles en sont les conséquences pour leurs auteurs ? Comparaison n'est pas raison, il existe des pays où le droit de grève n'est pas légal, notamment dans certains secteurs vitaux de l'économie (douanes, assurances, banques, santé). Qui dit mieux. Espérons que la raison puisse l'emporter sur la passion, dans l'intérêt supérieur de la nation. MALIBA

S
silazh il y a 5 ans

oui c'est vrai pourquoi tu n' as pas dit tout ça au temps de ibk qui avec le sloguant MA FAMILLE D'ABORD n'a rien fait pour trouver une ébauche de solution à ces revendications qui sont sur la table plus de 10 ans katilé tout le monde voit la réalité tu veux destabiliser cette transition car il y'a un lobby de voleurs de fonctionnaires milliardaires derriere toi qui veulent echapper à la prison vu que l'etat est à leur trousse CETTE GREVE EST SUBJECTIVE ET NON OBJECTIVE