dimanche 22 février 2026
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Refondation de l’Etat : Le ministre Coulibaly propose trois axes comme fondement

Par Lerepublicainmali 240 vues

Le ministre de la Refondation de l’Etat, en Relation avec les institutions, Mohamed Coulibaly, était face aux médias, le vendredi 12 mars 2021. C’était au Mémorial Modibo Keïta lors d’un déjeuner de presse. L’objectif de cette rencontre était d’outiller la presse sur les missions assignées à ce département, notamment les grands chantiers de la refondation, tels que l’élaboration d’une nouvelle constitution dont le projet sera présenté au mois de juin.

Remerciant d’abord la presse pour les efforts déployés concernant la réalisation des réformes, le ministre Mohamed Coulibaly a fait savoir que la refondation de l’Etat passe par un changement de comportements de chaque citoyen. C’est la raison pour laquelle trois grands axes ont été ciblés pour ces réformes. Il s’agit de la refondation de l’Etat, la refondation de la citoyenneté et la refondation du savoir.

Selon le ministre, l’Etat qui nous gère pose problème à travers sa façon de gérer les affaires publiques. Aux Maliens de s’interroger pour savoir où est-ce qu’ils vont finalement s’ils ont pris la bonne direction et qu’est-ce qui leur convient réellement. Si l’on se plaint de l’incivisme, il importe de se demander pourquoi les gens sont comme ainsi. En ce qui concerne la bonne gouvernance, il s’agit de restaurer l’autorité et l’utilité sociale de l’Etat à travers la fourniture des services sociaux de base, promouvoir la citoyenneté et le civisme, à travers l’éducation et la culture, renforcer la lutte contre l’impunité et réduire le train de vie de l’Etat etc. Pour les réformes politiques et institutionnelles, le ministre dira qu’il s’agit de parachever le processus de réorganisation territoriale, renforcer le système électoral en prenant en compte les Maliens établis à l’extérieur, élaborer et adopter une nouvelle constitution et poursuivre le chantier de la régionalisation. Plus loin, le ministre Mahamadou Coulibaly a déclaré que l’adoption d’un pacte de stabilité sociale devrait engager le débat sur les questions de société comme le rôle des autorités coutumières et religieuses, la question de la pratique de l’esclavage ainsi que le statut de la femme. Par ailleurs, il s’agira aussi de relancer le dialogue avec les groupes armés radicaux maliens, engager le dialogue inter communautaire et les acteurs locaux en conflit, créer les conditions favorisant le retour des déplacés et réfugiés et accélérer le processus d’indemnisation des victimes depuis la première rébellion.

Par rapport à la nouvelle constitution, le ministre a annoncé que le projet sera présenté au mois de juin. Une nouvelle constitution qui tiendra  compte de nos valeurs sociétales. C’est pourquoi le ministre Coulibaly s’intéresse depuis sa prise en fonction à toutes les couches de notre société afin de recueillir leurs préoccupations.

Pour la mission du département de la refondation, il s’agit essentiellement de reconstruire la citoyenneté, le civisme et le patriotisme. Le département a déjà un agenda bien élaboré pour son plan opérationnel.

OBD

 

 

 

 

 

 

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Commentaires (1)

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F
Fanga 10020 il y a 4 ans

C'est ça, que le ministre élabore une nouvelle Constitution, mais pour lui-même. Le ministre et ce régime n'ont pas la compétence juridique et la légitimité politique pour réviser la Constitution actuelle sur le fondement de l'article 118 ou d'élaborer une nouvelle Constitution dans le cadre d'une éventuelle conférence souveraine en l'absence encore une fois de légitimité et de véritable consensus politique national. Ce rappel a été fait aux autorités actuelles par tout le monde. Au-delà de la question de compétence et de légitimité, ils ne pourront pas soumettre leur projet de nouvelle Constitution par referendum pour approbation ou rejet par le peuple puisque le Mali est un pays occupé. De ce fait, aucune révision et, a fortiori, adoption de nouvelle Constitution ne sont pas possibles. Le sérieux, c'est de bloquer d'abord l'application de l'accord d'Alger pour le réviser, de sortir ensuite des bureaux climatisés pour aller sécuriser l'intérieur du Mali face aux terroristes islamistes et indépendantistes, d'organiser enfin des élections législatives et présidentielle et de quitter le pouvoir auquel il ne faudrait pas trop prendre goût quand on est militaires. La révision de la Constitution ou l'adoption d'une nouvelle Constitution, ça sera pour plus tard, par un président de la République et une assemblée nationale élus au suffrage universel direct. C'est ça la lettre et l'esprit de la Constitution, l'esprit républicain et le respect des principes démocratiques. Il faut donc revenir à la raison et ne pas plonger le pays dans une instabilité pire que ce qu'on connaît actuellement. Un pays ne se gère pas et ne refonde pas dans l'amateurisme.