samedi 21 février 2026
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Situation des partants volontaires: La Transition n’en parle même plus…

Par Le Sursaut 1,370 vues
Situation des partants volontaires: La Transition n’en parle même plus…

Bien que cela ait été adopté dans le Procès-verbal de conciliation entre le Gouvernement et l’UNTM, signé le 5 février 2021 pour être appliqué au plus tard le 31 mars 2021, la situation des travailleurs partants volontaires à la retraite a été renvoyée aux calendes grecques par le régime de la Transition. Les quelques survivants et les milliers des ayant droits de ces partants volontaires après trente ans de souffrance, ne savent plus à quel saint se vouer. D’ailleurs, on n’en parle même plus. Un cas d’injustice sociale.

La situation des travailleurs partants volontaires à la retraite, selon Mr Hamadoun SOW, secrétaire aux affaires sociales de l'Association des travailleurs partants volontaires à la retraite ( ATVR) est devenue une catastrophe sociale méconnue dans notre pays. Cela pour la simple raison que les conséquences de ce programme de départ volontaire organisé par la Banque mondiale au Mali, dépassent l’entendement depuis 32 ans maintenant. Tous les observateurs s’accordent sur le fait que jamais une politique gouvernementale n’a suscité des conséquences fâcheuses sur la population que ce programme d’ajustement structurel ayant conduit au départ à la retraite volontaire des milliers de bras valides fonctionnaires, conventionnaires, militaires et autres travailleurs émargeant sur le budget d’Etat. « Des familles disloquées, des enfants déscolarisés, des milliers de divorces, plus de 1500 pères et mères tous anciens cadres de l'Etat morts dans la misère, certains sont partis à l'aventure depuis 30 ans sans aucune nouvelle… » Voilà d’un trait le bilan de cette mesure.

Ce qui est encore grave, chaque régime au gré de ses intérêts roule dans la farine ces pauvres nécessiteux et leurs ayants droit en promettant de mettre en œuvre l’ACCORD CADRE signé entre le MALI et la Banque mondiale. Une évidence qui a amené l’UNTM à intégrer cette situation dans son cahier de doléances soumis au Gouvernement. A cet effet, dans le Procès-verbal de conciliation entre le Gouvernement et l’UNTM, signé le 5 février 2021, il a été décidé de commencer le paiement des droits des partants volontaires au plus tard le 31 mars 2021. Et depuis lors, rien de concret. A part des promesses chimériques à chaque veille de mois de Ramadan ou de fêtes religieuses. A cause de cette situation, plutôt du désespoir, de nombreux partants volontaires ont tiré leur révérence à l’indifférence totale des hautes autorités. D’ailleurs, aux dernières nouvelles, on affirme qu’au niveau des archives du Ministère des finances, que l'ACCORD CADRE signé entre le MALI et la Banque mondiale aurait disparu. Toute chose, si cela est vérifié, qui constituerait le comble de l’insouciance de la part des autorités maliennes.

En tout cas, depuis la résolution de la situation des travailleurs de la COMATEX, après plusieurs tractations, on ne parle plus du cas de ces milliers des travailleurs partants volontaires à la retraite et leurs ayants droit. Pourquoi ?

La justice divine sera la réponse la plus prompte contre cette injustice sociale entretenue par les tenants du pouvoir. "L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"  disait Konrad Adenauer.   

Moustapha Diawara

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Commentaires (1)

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C
cissé il y a 3 ans

Oui, Monsieur l'initiateur de cet article, cette affaire que je qualifie de triste et lamentable à cause de l'insouciance, de l'indifférence et de l'impunité érigés en mode de gouvernance de ceux qui avaient en charge ce dossier depuis plusieurs années. Cette affaire est l’illustration parfaite de la mauvaise gestion de gouvernants décriés. L'Accord cadre signé en son temps entre le Gouvernement de l'époque et la Banque Mondiale ne peut pas se volatiliser au niveau des archives, comme vous l'insinuez. La continuité de l'administration est un devoir sacré qui a amené l'UNTM à s'investir pleinement dans ce dossier. Lorsque vous rédigez un article, ayez souci de reserve même si cela a perduré, pour permettre que les autorités qui s'y sont engagées, puissent réaliser leur promesse à travers le document officiel existant. Je fais confiance aux autorités de la transition pour aller dans ce sens dans l'intérêt des citoyens concernés. MALIBA