La presse malienne : Vers une dépénalisation du délit de presse
Lors des deux jours d’atelier consultatif sur les textes régissant la presse malienne, il a été question de l’état de lieu des textes régissant la presse, leurs forces et faiblesse.
Selon le représentant de la Hac qui a pris part aux travaux, Mohamed Kanouté, parmi les reformes proposées par les acteurs de la presse pour la relecture des textes, figure l’emblématique dépénalisation du délit de presse. Jugée par le représentant de la Hac comme l’une des grandes avantages et forces des reformes en cours dans le secteur de la presse.
En effet, l’entreprise de presse au Mali, est l’une des rares entreprises qui passent directement en pénal voire même des emprisonnements au Mali. Chose qui embête fortement la presse malienne. Tout d’abord les mandats de dépôt, une mesure de détention préventive qui ne serait même pas autorisé pour le cas d’un journaliste et l’emprisonnement.
Sur le délit de presse, dans les projets proposés pour les reformes de la presse, les peines privatives de libertés ont laissé place à des peines pécuniaires, a fait savoir Mohamed Kanouté. « A quoi sert bon d’emprisonner un journaliste si on peut le taper dans son portefeuille », a-t-il demandé pour préciser que : « Ce serait le promoteur du journal qui sera tapé dans son portefeuille et non le journaliste », et que lesdites amendes sont élevées.
Donc si cette loi passe à l’état, les peines privatives de libertés vont disparaitre et seront remplacées par des peines d’amendes assez élevées. L’un des avantages des projets de loi par rapport aux anciennes lois.
Koureichy Cissé
Marie Dembélé