samedi 21 février 2026
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Administration publique: Plus de 36 000 fonctionnaires fictifs débusqués

Par Le Nouveau Réveil 4,965 vues
Administration publique: Plus de 36 000 fonctionnaires fictifs débusqués

L'une des recommandations des assises nationales de la Refondation (ANR), tenues en décembre 2021, a été de moderniser l'administration publique. Un aspect de cette modernisation est de mettre en place des moyens pour maîtriser les effectifs du personnel. C'est dans ce cadre que les autorités ont conçu le Système Intégré de Gestion des  Ressources Humaines (SIGRH).  Le rapport sur cet outil a fait ressortir des informations très utiles pour le pays.

Ledit rapport a été remis, le vendredi 15 août 2025, au Chef de l'État, Général d'armée Assimi Goïta. C’était au cours d'une cérémonie qui a enregistré la présence des membres du gouvernement et des chefs des installations. Il ressort de ce rapport que 158 317 agents de l’État et des collectivités ont été recensés dont 122 166 identifiés physiquement et biométriquement. Par contre, 36 151 agents ne se sont pas présentés, représentant 4,57 % de la masse salariale, soit 48,28 milliards de FCFA par an. Autrement dit, ce nombre pourrait être celui d'agents fictifs. Ce recensement, d'après le rapport, a été effectué de mai 2022 à septembre 2024. Pour donner une chance à ces agents, s'ils existent, le ministre de la refondation, Bakary Traoré, a fixé un délai de grâce de trois mois pour régulariser leur situation, avant toute sanction prévue en la matière.

En outre, le logiciel a été présenté, détaillant ses fonctionnalités et son importance stratégique : fichier unique des salaires, interconnexion des services RH, statistiques fiables pour la gestion prévisionnelle, gouvernance renforcée du capital humain.

Le SIGRH, un outil  efficace

Avec le SIGRH, l’Administration publique sera dotée d’un outil performant permettant, entre autres : la mise à disposition d’un fichier unique de traitement des salaires des agents de l’Etat et des Collectivités territoriales ; l’interconnexion entre les différentes structures en charge de la gestion des ressources humaines ; la disponibilité des statistiques fiables pour la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ; la mise en service d’un système permettant une meilleure gouvernance du capital humain de l’Etat ; et enfin, l’instauration d’un mécanisme efficient d’aide à la décision pour les Autorités nationales dans le domaine de Ressources humaines de l’Etat et des Collectivités territoriales.

Le SIGRH repose sur trois phases

Le Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines des Fonctions Publiques de l’Etat et des Collectivités Territoriales (SIGRH) a été réalisé en trois phases. La première phase a été marquée par le recensement des agents,  et a permis d’actualiser les fichiers du personnel de l’Etat et des Collectivités territoriales sur la base des données biométriques issues du RAVEC. Cette phase a également consisté en la création et au développement du Logiciel-SIGRH et ses outils de monitoring. Ensuite, la deuxième phase a concerné l’opération d’identification physique des Agents de l’Etat et des Collectivités territoriales, par des équipes mobiles constituées au niveau de chaque direction des ressources humaines (DRH). La dernière phase consiste en l’intégration des données biométriques des Agents dans le Logiciel SIGRH conçu et développé par des Informaticiens de l’Administration publique malienne, financé exclusivement par le budget national. Cette base des données ainsi constituée sera hébergée et sécurisée au Mali.

Cyrille Coulibaly

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Commentaires (6)

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C
Citoyen lamda il y a 5 mois

Publiez je vais voir s'il y a pas mon nom je vais aller travailler. Vite vite WARI BANA

C
Citoyen lamda il y a 5 mois

Bonjour Ils n'ont qu'à publié la liste des 36000 peut être que les intéressés ne sont même pas vivants ou sont au chômage

Anonyme il y a 5 mois

Qu'à publier ! Mon con.

F
Fatim il y a 5 mois

L’administration malienne est pourrie depuis très longtemps. Je suis sûr qu’il y a encore des milliers d’autres noms fictifs. Chaque année, il faut refaire le même exercice, car ce genre de fraude ne disparaîtra jamais dans notre pays. Tant que le fonctionnaire malien aspire à vivre au-dessus de ses moyens, des techniques d’acquisition frauduleuse de biens émergeront. Seuls des textes forts, une tolérance zéro et des suivis annuels pourront limiter le phénomène.

yd il y a 5 mois

Ils n'ont qu'à publier la liste de ces fonctionnaires fictifs afin que les gens connaissent d'avantage la vérité.