samedi 21 février 2026
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Démographie : Le Mali comptera plus de 50 millions d’habitants en 2050

Par Mali Tribune 3,372 vues
Démographie : Le Mali comptera plus de 50 millions d’habitants en 2050
(Photo d'illustration). Grand marché de Bamako

Selon les dernières projections de la Direction nationale de la Population (DNP), le Mali franchira bientôt un seuil démographique majeur.

De près de 25 millions d’habitants en 2025 (24 738 480 exactement), la population malienne devrait plus que doubler d’ici 2050, atteignant 51 670 490 habitants. Une croissance soutenue, un doublement en 25 ans. Ségou se hisse désormais au rang de région la plus peuplée du Mali avec 2 588 721 habitants, suivie de Koulikoro (2 377 718 habitants) et de Bougouni (1 656 360 habitants). Ce classement, qui redessine la carte démographique nationale, illustre les transformations silencieuses à l’œuvre dans le pays.

Cette évolution traduit un rythme de croissance soutenu, reflet d’un taux de fécondité encore élevé et d’une espérance de vie en amélioration. En 25 ans, le pays verrait ainsi sa population pratiquement multipliée par deux, confirmant la tendance observée depuis plusieurs décennies.

À titre de comparaison, le Mali comptait à peine 12 millions d’habitants au début des années 2000.

Les données de la DNP montrent également une croissance équilibrée entre les sexes. En 2025, les femmes représentent 12 309 137 personnes, contre 12 429 343 hommes. En 2050, les effectifs atteindraient 25 745 634 femmes et 25 924 856 hommes. Cette quasi-parité laisse présager une stabilité démographique sur le plan du genre, un atout pour la planification nationale.

Cette forte croissance démographique constitue à la fois un défi et une opportunité pour le Mali. En effet, elle implique des besoins accrus en éducation, santé, emploi et logement, et une pression importante sur les ressources naturelles. Mais, il s’agit avant tout d’une population jeune. Et une population jeune et nombreuse peut devenir un moteur de développement si elle bénéficie d’une éducation de qualité et d’un environnement économique favorable.

Les spécialistes insistent sur l’importance d’une politique nationale de population proactive, capable d’anticiper les besoins sociaux et d’adapter les infrastructures à cette explosion démographique.

Ségou, le cœur agricole qui bat fort

Longtemps considérée comme un bastion agricole, Ségou confirme son poids stratégique. Sa forte natalité, couplée à un exode rural limité grâce à la vitalité de ses activités agricoles et commerciales, explique cette première place.

Les experts soulignent également la densité des infrastructures sociales et scolaires, ainsi que la proximité du fleuve Niger, qui continue de soutenir les activités économiques locales.

« Ségou bénéficie d’un équilibre entre tradition et modernité. C’est une région où les jeunes trouvent encore des opportunités, notamment dans l’agro-industrie et le commerce », commente un démographe de la DNP.

La région de Koulikoro reste solidement arrimée à la capitale. Son dynamisme démographique s’explique par une urbanisation accélérée dans les cercles périphériques comme Kati, Banamba ou Koulikoro-ville elle-même.

Beaucoup de familles installées à Bamako conservent des attaches dans cette région, favorisant un flux constant de populations et d’investissements.

Selon les projections, Koulikoro pourrait dépasser les trois millions d’habitants d’ici 2030, si les tendances migratoires actuelles se maintiennent.

Née du redécoupage administratif de 2016, la région de Bougouni surprend par sa croissance rapide. Avec 1 656 360 habitants, elle s’impose déjà comme un pôle économique majeur du Sud.

Son attractivité repose sur les activités agricoles et minières, ainsi que sur les corridors routiers reliant le Mali à la Côte d’Ivoire et à la Guinée.

Cette montée en puissance démographique redéfinit les équilibres régionaux et pose des défis en matière de planification urbaine et d’accès aux services sociaux de base.

Pour la DNP, ces chiffres traduisent la nécessité d’une réallocation équitable des ressources publiques. Les régions en croissance rapide comme Bougouni auront besoin d’investissements accrus dans les infrastructures, l’éducation et la santé.

Le gouvernement est appelé à adapter sa politique d’aménagement du territoire afin de mieux répondre à cette réalité démographique mouvante.

Ces nouvelles données rappellent que le Mali, pays à forte croissance démographique, doit repenser son modèle de développement régional. Entre l’ancien centre agricole (Ségou), la ceinture urbaine (Koulikoro) et le Sud en expansion (Bougouni), le défi sera de transformer cette dynamique humaine en moteur de prospérité durable.

Alexis Kalambry

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Commentaires (7)

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P
Patrice SAPHO il y a 3 mois

Et le District de Bamako?

V
Vincent Traoré il y a 4 mois

Il y aura beaucoup moins d'habitant s que ça quand on aura expulser WASSIM NASRI et toute sa clique d'apatrides dans leurs pays ...

D
Dr Anasser Ag Rhissa il y a 4 mois

Contrairement aux allégations circulant sur ce site je vous affirme ne pas être le père de Vincent Traoré. Cet énergumène malpoli n'a aucun lien avec moi ni avec ma famille. Nous n'y sommes pour rien s'il fait honte aux maliens....

Anonyme il y a 3 mois

C'est sûr qu'être le père de l'énergumène susnommé serait un bien grand malheur!

C
Citoyen lamda il y a 4 mois

Dans un système qui ne déclare celui qui est mort ni celui qui vient de naître ce chiffre va rester à vérifier.

A
Anonyme il y a 4 mois

Moi je préfère ne pas y penser. En effet,doubler la population en vingt années,soit une génération est un présage cauchemardesque ! Comment va-t-on nourrir et trouver une occupation pour chaqu'un. Il va falloir arrêter les discours creux,et s'y mettre à la tâche !

Anonyme il y a 4 mois

Pardi,lire chacun !