Famouké Camara, l’homme des axes : Récit d’un général en première ligne
Dans les coulisses de la guerre silencieuse qui se joue sur les routes du Sud malien, un nom circule avec respect dans les rangs militaires et les cercles stratégiques : Famouké Camara, Général de Brigade, Chef d’État-Major de la Garde Nationale, et commandant de l’opération spéciale FUGA KÉNÉ.
Famouké Camara n’a pas été propulsé par hasard à la tête de l’une des opérations les plus sensibles de l’heure. Son parcours est celui d’un officier de terrain, formé à la rudesse des campagnes, aguerri par les complexités du commandement en zone instable. Dans les rangs, on parle de lui comme d’un homme de méthode, mais aussi de conviction. Il ne commande pas depuis un bureau climatisé : il marche avec ses hommes, observe, ajuste, frappe.
Son ascension au sein de la Garde Nationale s’est faite sans bruit, mais avec constance. Chaque mission accomplie, chaque zone reprise, chaque convoi sécurisé a renforcé sa réputation. Jusqu’à ce que le gouvernement lui confie FUGA KÉNÉ, une opération à haut risque, née d’une urgence nationale : briser le blocus du carburant imposé par les groupes terroristes.
FUGA KÉNÉ : la guerre des routes
Lancée dans le sillage de la «guerre du carburant», FUGA KÉNÉ n’est pas une opération classique. Elle vise à reprendre le contrôle des axes logistiques, à sécuriser les citernes, à empêcher l’asphyxie économique. Et c’est là que le Général Camara a imposé sa marque.
Dans les zones de Sikasso, Bougouni, Kolokani, Yanfolila et au-delà, ses unités ont mené des frappes chirurgicales, neutralisé des groupes armés, rétabli le flux des produits pétroliers. Les résultats sont visibles : les stations-service reprennent vie, les chauffeurs circulent avec moins de peur, les populations respirent.
Mais derrière ces victoires, il y a une méthode. Camara ne laisse rien au hasard. Chaque mouvement est anticipé, chaque convoi est protégé, chaque décision est prise avec un objectif clair : protéger les civils, préserver l’économie, affaiblir l’ennemi.
Une doctrine du commandement souverain qui lui est propre. Ce qui distingue Famouké Camara, c’est sa vision. Pour lui, la guerre ne se gagne pas seulement par les armes, mais par la stratégie. Il ne cherche pas la confrontation pour elle-même, mais la neutralisation des capacités nuisibles. Son commandement repose sur trois piliers. Planification fine : anticiper les embuscades, contourner les pièges, frapper là où l’ennemi ne s’y attend pas. Rationalisation des ressources : faire plus avec moins, préserver les hommes, maximiser l’effet tactique. Protection des flux vitaux : considérer chaque camion, chaque chauffeur, chaque douane comme un maillon de la souveraineté nationale.
Pour le Général Camara, le Mali Kura ne se décrète pas, il se sécurise. Chaque kilomètre repris sur les routes du Sud est une victoire contre l’asphyxie. Chaque convoi qui arrive à destination est une preuve que l’État tient bon. Et chaque opération réussie est un message envoyé aux ennemis du pays : le Mali ne pliera pas.
Dans les rangs, on dit que Camara ne parle pas beaucoup, mais que ses résultats parlent pour lui. Dans les villages, on le surnomme parfois «l’homme des axes». Et dans les cercles stratégiques, on le considère comme l’un des piliers de la nouvelle doctrine militaire.
Un général, une vision, une mission
Famouké Camara n’est pas un héros de papier. Il est un homme de terrain, un stratège discret, un commandant qui transforme les ordres en résultats. Sous sa direction, FUGA KÉNÉ est devenue plus qu’une opération : c’est un symbole de résilience, une démonstration de souveraineté, une réponse à ceux qui veulent étouffer le Mali.
Dans une guerre où les routes sont devenues des champs de bataille, le Général Camara est celui qui les reconquiert, mètre par mètre, pour que le pays avance. Le Mali Kura, vu depuis les convois, peut prospérer.
La Rédaction