mercredi 15 avril 2026
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Camp 1 de la gendarmerie : Un incitateur à la violence mis au gnouf !

Par Soleil Hebdo 224 vues
Camp 1 de la gendarmerie : Un incitateur à la violence mis au gnouf !

Dans la journée du mercredi 29 avril 2020, un individu répondant au nom de Souleymane Cissé, activiste, porte-parole de l’association «Siguida Here», s’est auto-filmé au camp 1 de la région de gendarmerie de Bamako. Dans la vidéo, il appelle la population de la commune II à se soulever contre le camp1. Et pour cause, un membre de son mouvement a été arrêté pour trouble à l’ordre public dans un centre de vote de la commune II lors du 2ème tour des élections législatives du 19 avril 2020.

 

«Celui qui jure de vivre dignement, travaillera sérieusement…», a-t-on coutume de dire. C’est pourquoi, dès la mise en ligne de ladite vidéo d’incitation à la haine et à la violence contre nos forces de sécurité, notamment la région de gendarmerie de Bamako, le commandant de région de gendarmerie de Bamako, le colonel Alpha Sangaré, a tout de suite instruit à son commandant de compagnie de la rive gauche, l’infatigable capitaine Lassana Tamba Keïta, de mettre tout en œuvre pour interpeller celui qui a mis sur les réseaux sociaux la vidéo de l’incitation à la haine et à la violence contre les installations du camp 1. Ainsi, sans détour, le capitaine Lassana Tamba Keïta (l’enfant de Kouroussalé) a immédiatement saisi son commandant de brigade de recherche, l’imperturbable lieutenant Mohamed  Elmeidy Ag Iddas, pour lui notifier l’éventuelle tâche.

Et sans transition, il aura fallu une semaine de recherche active pour le lieutenant Ag Iddas et ses limiers pour mettre le grappin sur l’auteur de l’acte ignoble, ce dimanche 3 mai 2020. Il n’est autre qu’un proche d’un cacique politique de la commune II.

Que sait-il passé pour en arriver là ?

Pour rappel, dans la journée du mercredi 29 avril 2020, un individu du nom de Souleymane Cissé, activiste, membre et porte-parole de l’association «Siguida Here» s’est présenté à la brigade de recherche du Camp 1 de Bamako pour demander la libération immédiate d’un membre de son mouvement, arrêté le dimanche  19 avril 2020, c’est-à-dire le jour du 2ème tour des élections législatives pour achat de conscience des électeurs, trouble à l’ordre public dans un centre de vote de la commune II du district de Bamako et entre autres.

Appréhendé, celui-ci a été conduit à la BR du camp 1 sur une plainte du camp rival. Après quoi, le sieur Souleymane Cissé s’est rendu au camp 1 pour une éventuelle plaidoirie auprès du CB-BR, le lieutenant Mohamed Elmeidy qui lui a promis de suivre les instructions de son procureur.

Une réponse qui n’a visiblement pas plu au sieur Souleymane Cissé qui n’a rien trouvé comme solution que d’appeler à la haine contre le camp 1 en faisant une vidéo à l’insu des gendarmes. Dans ladite vidéo, il incite la population de la commune II à donner l’assaut sur le camp 1 afin de libérer son collègue, tout en montrant dans la vidéo certains lieux ultra sensibles du camp.

Pire, a-t-on appris de bonne source, Souleymane Cissé aurait avoué au cours de son audition qu’il n’avait qu’une seule intention : soit de libérer son camarade maintenu en garde-à-vue ou faire révolter les partisans d’un baron de la politique habitant en commune II afin d’obtenir la libération de leur collègue.

À notre passage à la BR, le commandant de brigade adjoint, l’adjudant-chef Demba Traoré, nous confie que le sieur Souleymane Cissé est en garde-à-vue et que le procureur du tribunal de première instance de la commune II a été informé pour la circonstance et ce dernier a promis de  le présenter dans la semaine afin qu’il soit fixé sur sort.

Depuis sa prise de fonctions,  le 9 janvier 2019, le colonel Alpha Yaya Sangaré et son Etat-major ont promis de sévir contre tout acte contraire à la loi dans notre pays. Le présent cas en est un exemple.

Ousmane DIAKITE

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Commentaires (2)

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V
vini il y a 5 ans

Ou nous en sommes des magouilles de l'achat des avions? deux poids deux mesures.

C
cissé il y a 5 ans

De 1992 à nos jour, si la rigueur des Lois avait été opposé aux fossoyeurs de l’économie et aux citoyens qui enfreignent celles-ci, le MALI serait à ce jour, un pays envié. Sévir contre tous les actes contraires à la Loi. C'est que demande les citoyens honnêtes. L'application rigoureuse des Lois à l'encontre de tous ceux qui posent des actes répréhensibles, aussi bien les civils que les agents de sécurité, dans l'exercice de leurs fonctions. Malheureusement, dans les faits, il est plus facile de constater que le laxisme et l'insouciance ont trop longtemps perduré. Espérons que cette tendance puisse être inversée avec le courage et la détermination de certains patriotes.