HÔPITAL DE KATI : Un enseignant à la retraite perd miraculeusement ses médicaments
Au Mali le vol de médicaments des patients n’est pas une nouvelle pratique dans les structures sanitaires. Le fléau a toujours été dénoncé par voie de presse, afin d’y mettre fin. Pourtant, force est de constater que la situation ne fait que s’empirer de jour en jour. D’où le lieu d’inviter les autorités sanitaires à regarder d’un œil vigilant la question.
Le mardi 13 octobre 2020, un enseignant à la retraite nommé Fah DIARRA hospitalisé à l’hôpital de Kati s’apprêtait à quitter ledit Hôpital pour le CHU du Point-G sur recommandation des médecins traitants. Sa femme qui l’accompagnait s’est aussitôt mise à rassembler tous leurs effets. Sauf qu’à sa grande surprise, les médicaments de son époux étaient introuvables dans la salle. Surpris et affolé, elle finira par annoncer la nouvelle à ses voisins, qui vont tous se joindre à elle pour chercher les médicaments, mais en vain. Ensemble, ils ont fouillé la salle de fond en comble. Mais hélas, les médicaments n’y étaient.
Selon un des fils du patient, il s’agissait surtout des médicaments qui venaient d’être prescrits et dont le patient n’avait même pas commencé d’utiliser. Toute chose qui laisse planer des doutes. Cependant, l’auteur du vol peut-être n’importe qui. De l’agent de la santé en passant par le simple visiteur... De toutes les manières, force est de reconnaitre que cet acte est un crime abominable qui doit enfin s’arrêter. Surtout qu’il s’agit d’une pratique qui s’effectue régulièrement au sein de bon nombre de nos structures sanitaires. Les autorités sanitaires sont fortement interpelées, pour faire cesser cette pratique. Afin d’y parvenir, ils doivent faire limiter l’accès aux salles et de punir sévèrement les contrevenants qui se feront appréhender. Car, de telles pratiques ternissent la réputation du personnel socio-sanitaire, qui n’en est même pas responsables souvent.
Dognoume DIARRA