jeudi 16 avril 2026
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Double plainte du CMTR et son président: 30 millions de dommages et intérêts réclamés à Malick B. Diallo

Par Mali Tribune 1,281 vues
Double plainte du CMTR et son président: 30 millions de dommages et intérêts réclamés à Malick B. Diallo

La plainte en diffamation du Conseil malien des Transporteurs routiers (CMTR) et son président contre le vice-président de la Fédération générale des Transporteurs routiers agréés du Mali (FGTRAM) était à l’audience du mercredi 12 juillet 2023, du tribunal de la Commune IV. Les plaignants demandent chacun 30 millions de F CFA de dommages et intérêts pour « dénonciation calomnieuse ».

Le verdict de cette affaire ne sera pas connu de sitôt. L’audience du mercredi 12 juillet a été renvoyée au mercredi prochain. Pour motif, la défense a déposé des conclusions qui n’avaient pas été transmises aux avocats de la partie civile. Les avocats du CMTR et son président ont demandé que le prévenu soit maintenu dans les liens de l’accusation pour « dénonciation calomnieuse ». Chacun réclame des dommages et intérêts de 30 millions de F CFA, pour la réparation du préjudice subi. Si le juge accède à leur demande, Malick Boubou Diallo devra alors  payer en tout 60 millions de F CFA pour dénonciation calomnieuse.

Ce procès était initialement inscrit au rôle de l’audience du 21 juin 2023. Mais il a finalement été repoussé à cause de la célébration de la fête de Tabaski et les passations qui ont suivi dans les tribunaux suite aux différentes mutations de magistrats.

La plainte est conjointement adressée par le CMTR et son président, Youssouf Bani Traoré, contre Malick Boubou Diallo, vice-président de la FGTRAM. M. Diallo a accusé la faîtière des transporteurs du Mali et son président, au cours d’une conférence de presse le 23 avril dernier, « de détournement de 18 milliards de F CFA sur le fonds issu du droit de traversée routière (DTR) ». Les mêmes accusations ont été portées contre des personnalités, en l’occurrence le ministre de l’Economie et des Finances, des Transports et des Infrastructures et le Payeur général du Trésor.

Le choix du tribunal de la Commune IV s’explique par le fait que les accusations faites par Malick Boubou Diallo ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Elles tombent alors dans le domaine de la cybercriminalité prévue et punie par l’article 54 de la loi n°2019-056 du 5 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité.                      

Abdrahamane Dicko

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