samedi 21 février 2026
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Moussa Traoré

Par Malijet 13 vues
Moussa Traoré
Moussa Traoré

Moussa Traoré est un militaire et un homme politique malien, président de la république du Mali de 1968 à 1991. Il est né à Kayes le 25 septembre 1936.

Formation scolaire et parcours militaire

Moussa Traoré a fait ses études à l’École des enfants de troupe de Kati avant de les poursuivre à l’École préparatoire des officiers d’Outre-mer à Fréjus (France). Il rentre au Mali en 1960 au moment de l’indépendance

Il est nommé sous-lieutenant en 1961, puis lieutenant en 1963. Il part au Tanganyika (l’actuelle Tanzanie) en qualité d’instructeur auprès des combattants de mouvements de libération. Il est ensuite nommé instructeur à l’École militaire interarmes de Kati.

Le coup d’État de 1968 et la présidence

Le 19 novembre 1968, il participe au coup d’État qui renverse le président Modibo Keïta. Il devient président du Comité militaire de libération nationale, puis chef de l’État.

Toutes les activités politiques sont interdites. Un régime policier est mis en place sous la direction du colonel Tiécoro Bagayoko. Des agents de renseignements vont dans les écoles pour écouter les cours des professeurs (le milieu scolaire et universitaire est en majorité hostile au régime militaire).

Le socialisme économique de l’ancien président Modibo Keïta est abandonné.

En 1972-1973, une sécheresse importante s’abat sur le Mali. L’aide internationale arrive mais l’argent est détourné.

En 1974, il fait adopter sa constitution qui crée la Seconde République.

En mai 1977, l’ancien président Modibo Keïta meurt de façon suspecte en détention à l’âge de 62 ans, entraînant une forte mobilisation populaire ; des milliers de personnes se rendent à ses obsèques, auxquelles participent également des délégations officielles de pays voisins (notamment Guinée et Côte d’Ivoire). Le régime militaire réagit violemment en procédant à de nombreuses arrestations, mais Moussa Traoré est obligé d’expliquer à Radio-Mali les raisons de la mort de Modibo Keita ; ces explications ne convainquent personne.

Le 28 février 1978, Moussa Traoré fait arrêter Tiécoro Bagayoko et Kissima Doukara, respectivement directeur de la Sûreté nationale et ministre de la Défense, qu’il accuse de préparer un complot.

Il propose d’aller vers une ouverture politique ce qui lui permet d’acquérir le soutien de certains intellectuels comme Alpha Oumar Konaré qui acceptera le poste de ministre des Arts et de la Culture pendant quelques années.

En 1979, il crée l’Union démocratique du peuple malien (UDPM), parti unique, ainsi que l’Union nationale des femmes du Mali et l’Union nationale des jeunes du Mali, organisations auxquelles respectivement toutes les femmes et tous les jeunes doivent alors adhérer.

En 1980, des manifestations étudiantes sont réprimées. Leur leader Abdoul Karim Camara, dit « Cabral », décède sous la torture le 17 Mars.

En 1982, il est promu général d’armée.

En 1990 sont créés le Congrès national d’initiative démocratique (CNID) par l’avocat Mountaga Tall et l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA) par Abdramane Baba. Ces deux associations vont avec l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) et l’Association malienne des droits de l'homme (AMDH) combattre le régime de Moussa Traoré et exiger le multipartisme.

Le coup d’État de 1991 et la déchéance

Le 22 mars 1991, un soulèvement populaire est réprimé dans le sang.

Le 26 mars 1991, un coup d’État militaire renverse Moussa Traoré. Un Comité de transition pour le salut du peuple est mis en place avec à sa tête le Lieutenant Colonel Amadou Toumani Touré.


Le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) est un parti politique malien qui se réclame de Moussa Traoré.

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Commentaires (110)

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A
Anonyme il y a 6 ans

Moussa n'a jamais fuit un combat mais en bamanan; n'tönkörösi a fuit le combat de Koulouba jusqu'à L'ACI 2000 à pieds devant tous les Maliens avec des épines partout sur les pieds et le boubou. Cè magni, i cè gnögön bolo.

G
Guinaourou il y a 7 ans

GMT, L'HOMME QUI A DETRUIT L'ECOLE AU MALI! IL MERITE D'ETRE PENDU!

A
Anonyme il y a 7 ans

Je suis désolé,Moussa n'était pas un patriote. Thomas Sankara et Jhon Rawling du Ghana étaient des patriotes.

A
Anonyme il y a 7 ans

vive le MALI

A
Anonyme il y a 7 ans

Allahou Akbar Balla Ba.Anw Ka Balla ba.L'Honneur,le respect et la considération du MALIEN.Allahou Akbar TOUROUFINA BALLA.BALLA SABALI .Allah ki son sila

W
Wahao il y a 8 ans

LE GL MOUSSA TRAORE, il faut le reconnaître est cent mille fois meilleur à ces escrocs du mouvement démocratiques qui contrairement à Moussa ont par leur gestion de la chose publique détruit le Mali,notre patrie. Et pour cela, 20 ans leurs a suffit . Ce que nous vivons aujourd'hui comme humiliation courbette devant les autres , manque de dignité folie de l'argent sont autant de choses qui résultent de a gouvernance de cupidité de ces gens du mouvement dit démocratique, qui ne se sont souciés que de leur propre aisance, leurs carburants , leurs basin, leurs gros cylindré (Voir la chanson de Djénéba SECK ) sans parler de l'accaparement ignobles des terres des paysans qu'ils ont institué. La gouvernance de Balla n'était pas parfaite, mais Moussa n'est pas Comparable aux dirigeants de l'ère démocratique qui sont généralement des nuls au tripler plan social moral et stratégique. Le Mali a seulement existé sous Modibo et sous Moussa. Aujourd'hui il n'est pas. et l'histoire retiendra que le Gl Mouussa TRAORE fut le dernier Dirigeant du Mali, libre et indépendant.:lors de son procès il a dit: "ALLAH KANAN DJI TO NONON LA FIEW" Ce qui se passe aujourd'hui est sans commentaire

A
Anonyme il y a 8 ans

La moralisation de la vie publique malienne est actuellement une nécessité absolue pour amorcer un développement durable de notre Pays.

M
mahamadou niafo il y a 9 ans

moussa Traoré était un très bon président

B
Bob il y a 9 ans

Jamais le Mali ne rattrapera un jour le retard causé par le CMLN et l'UDPM. Moussa est responsable du retard du taux d'alphabétisation du Mali par rapport aux pays voisins, priorité de toutes les priorités. Il est le responsable numéro un de tout ce qui gangrène le Mali d'aujourd'hui: corruption, favoritisme, pillage des biens de l'état, paresse,...

A
Anonyme il y a 9 ans

Merci Joe! Très bonne analyse! Au Mali, ridicule ne tue pas puisque Moussa Traoré jouit aujourd'hui de tous les bien - faits de la démocratie qu'il avait farouchement combattue pour se maintenir au pouvoir. Aujourd'hui, il est libre, bien logé et bien traité au frais des contribuables maliens. S'il est digne, il doit se ''harakiriser''!

P
PAPA il y a 9 ans

Ceux qui pensent que Moussa A LAISSE UNE BONNE ARMEE QU'ILS SE DETROMPENT.AU MOMENT , ON L'ARRETAIT IL Y'AVAIT PLUS DE 350 OFFICIERS SUPERIEURS DE SALLON[ COMMANDANTS, LIEUTENANT COLONELS, COLONELS ETC..]. LA TRISTE GUERRE MALI -BURKINA , SOUVENEZ VOUZ COMBIEN D' ENGINS ONT ETE ABANDONNES EN COURS DE ROUTE. CETTE GUERRE A ETE FINANCE AU MOINS A MOITIE PAR LES MALIENS DE L'EXTERIEUR. IMAGINEZ VOUZ SI L'OCCIDENT ETAIT A COTE DE SANKHARA NOUS ETIONS VOUTUS A JAMAIS.TOUS LES OFFICIERS DE SALON ONT ETE FORMES PAR MOUSSA APRES L' ARRESTATION DES[ TIECORO, KISSIMA ETC...]CE QUE PETER BOTA A DIT EST VRAI [ UN PRESIDENT QUI NE PEUT PAYER SES FONCTIONNAIRES NE PEUT PAS AVOIR UNE ARMEE FORTE] . A L'EPOQUE BURKINA N 'ETAIT MEME PAS ARMEE MAIS EST PARVENU A PRENDRE NOS CHARS EN LES METTANT L'UN APRES L'AUTRE SUR LEUR GRAND ARTERE ,MONTRANT A TOUTE AFRIQUE L'HUMILIATION QUI NOUS A CAUSEE. MERCI

M
M'boiri Haidara il y a 9 ans

Je pense il faut situer les choses dans leur contexte, Modibo Keita, le père fondateur de la Nation, après les indépendances il adopté pour le socialisme, il se mis au travail en pensant que les Maliens sont avec lui car tous ceux qui s'opposent sont éliminés, je ne qualifie pas son attitude de dictature, mais un choix engagé, je trouve cela une vision qui est acceptable et discutable... Mossa Traoré: jeune militaire patriotique mais influencé par le bloc non socialiste, il prend le pouvoir sans change l'option socialiste sur le plan législation, il commence à libéraliser le pays sans textes solides d'accompagnement, le pays est parti dans tous les sens sans succès... l’ère de la démocratie, avec Alpha un intellectuel avec beaucoup d'idées et des pistes de inflexions mais sans une orientation claire, avec l'argent de la Démocratie et la rébellion, nous avons pas pu se frayer une vision réelle pour l’émergence... Avec ATT, la Démocratie est ratée car après 10 ans de multipartisme, ATT sans parti politique vient au pouvoir, le désordre est prés senti, nous savons également les militaires n'avait pas dit leur dernier mot, les militaires sont des spécialistes du dénigrement, ils l'ont fait en 1968 pour la fonction enseignante, ils sont venu pour dénigrer la fonction élu, vous savez ce qui s'est passé, tu es élu sous la couleur d'un parti, le lendemain tu dis je suis plus avec vous, je suis de l'autre coté le désordre s'est installé avec ATT... Avec IBk, l'espoir de sortir de la situation est faible, je pense qu'il a opté pour l'expression qui dit "si la pirogue commence a chaviré, il faut lui ajouter encore de l'eau" Comme la mal gestion est déjà là il faut la maintenir. Le désordre et la médiocrité se sont installées encore... la vraie révolution du peuple est en cours...

L
Legel il y a 9 ans

Moussa est un homme d'état, les cours commençaient le 1er octobre et chaque élève ou étudiant avait son résultat au 30 juin sauf pour le BAC. Les étudiants avaient leurs bourses même les redoublants ce qui a permis aux régionaux de terminer leurs études. Mon général, la nation te sera reconnaissante. Depuis ton départ la route Sévaré-Gao est devenue orphéline et a compris que son propriétaire ne décide pas. Vive Moussa.

B
bouche il y a 10 ans

Nous les FARE AN KA WULI nous avons dit : Que ça soit le temps de l’USRDA, du CMLN, de l’UDPM, de l'ADEMA sous AOK, du temps d’ATT candidat indépendant ou le temps d’IBK. Tous ces temps sont les temps du MALI avec leurs succès, leurs défaites, leurs fautes. Nous devons aujourd'hui en toute lucidité renforcer ce qui a été bien fait, corriger les erreurs commises, éviter les mêmes fautes regrettables. Aucun des présidents n’a agi volontairement contre les intérêts du Mali. La gestion d'une NATION aussi plurielle comme la nôtre n'est pas chose facile. Bannissons a jamais la gestion clanique, familiale du pouvoir. Plaçons les hommes qu’il faut à la place qu’il faut, les plus gradés dans la hiérarchie la plus élevée . VIVE LE MALI INDIVISIBLE PROSPERE DANS UNE AFRIQUE UNIE

A
Anonyme il y a 10 ans

les grands realisations sous le regime Moussa qui n arrivait Presque pas de resources financieres etrangeres à cause de la France: il s'ágit de barrage de Manantali, Barrage de Selingué sans lequels le mali ne serait aujourd'hui dans cette situation acceptable de approvisionnement en energie et eau; le second pont de Bamako, l'areoport de Senou, et la route Sevaré-Gao , la CMDT

F
fiyos il y a 10 ans

Éléphant, tes pattes ont vraiment écrasé les dates et même toi même ! En 1992, GMT n'était plus au pouvoir. Il était en prison après le coup d’État du 26 mars 1991.

N
Ngolo il y a 10 ans

L'homme par qui tous les fléaux du Mali ont vu le jour. Je ne vois pas une grande différence entre le CMLN et le CNDRE, ils ont tous pillé les pauvres ressources des maliens. Moussa et Sanogo se sont tous pris pour Zeus en promettant l'enfer à leurs compatriotes. Ils ont tous assassiné ou fait assassiné leurs compagnons. Ils ont fait chuter le Mali et son image à jamais. Ils restent à mon avis les seuls responsables d'une partition programmée du Mali. Ils ne méritent que la GUILLOTINE.

J
Joe il y a 10 ans

Ceux qui ont de l'admiration pour Moussa et sa politique ont certainement vécu en dehors du Mali de 1968 à 1991 ou alors étaient très proche de Moussa. 1) Moussa a renversé et éliminé le père de l'indépendance du Mali - Modibo Kéita - 2) Par simple peur, il a supprimé les intellectuels et les plus téméraires - Yoro Diakité, Kissima, Cabral etc. 3) Moussa a volontairement condamné son peuple à la misère : - il arrivait que le sucre et même le pétrole lampant manquaient sur le marché car personne n'était autorisé à les importer sans passer par Mariam, Sékou Ly, Ramos ou qui encore ... Pas de pharmacie privée, pas d'entreprise personnelle, etc 4) La priorité était donnée aux semaines artistiques au profit de l'éducation et de la santé. On emprisonnait des chefs de famille puisqu'ils ont eu le tord de faire voyager leur fille au moment du recrutement des acteurs des semaines artistiques. 5) Faute de moyens, les salariés étaient obligés d'apprendre à voler - souvent 5 mois sans salaire -. Ce qui donna le coup d'envoie de la corruption généralisée. Or il y avait toujours de l'argent pour l'organisation des semaines et des biennales. Une gangrène de 23 ans n'est pas facile à éradiquer 6) C'est sous Moussa que l'islamisme malien a pris sa source. Je sais pas pourquoi jusqu'à maintenant, il fallait fermer les bars, les hôtels, les restos, les maisons closes alors qu'il était permis de livrer les filles aux semaines artistiques qui en revenaient généralement en grossesse. 7) Moussa, avec les accords de Tamanrasset a posé la première pierre de la partition du Mali avec le projet de démilitariser le nord. 8) En se faisant passer pour Dieu, il a promis l'enfer aux maliens. Il en a fait exécuter froidement. De simples gens qui ne demandaient que liberté, droit, démocratie... 9) Moussa a volé le Mali. Son prétendu champs à Baguinda fait 8 km² - soit 800 hectares. Ce qui fait de lui un des plus grands propriétaires terriens du Mali. Grâce à Alpha, il est réhabilité, il vit sur le contribuable malien, chose que Feu Modibo n'a jamais eu avec lui. Je ne saurais tout écrire mais tout malien doit savoir que le règne Moussa n'a mis le Mali qu'en retard.

A
allahkadjon il y a 10 ans

tiedjan kana Kouma, ambekouma inon la, môôhh bââhh inithie , jamais l'Afrique n'a connu de général plus digne que toi avant et après quel probité ,quel rigueur, quel discipline, quel honnêteté, quel sens de l'honneur et de vision n'avait eu pas pour ce pays qui t'a tout donné, mais l'ignorance des siens a eu raison de toi, oh moussa, Nabila moussa ! que de vertu en toi, l'on peut vouloir de salir mais jamais ils pourront de courber l'échine, seul par qui j'ai mon sommeil, le seul vrai général de la république, je m'incline devant ta grandeur d'âme ! reconnaissance éternelle à toi le vrai père de la nation malienne.

J
Joe il y a 10 ans

De tous les chefs d'état du Mali indépendant, Moussa reste le pire. Tous les fléaux du Mali d'aujourd'hui sont nés sous Moussa: corruption, paresse, détournement des biens de l'état,...pose de la première pierre de la division du Mali avec les accords de Tamanrasset qui mentionnait la démilitarisation du nord. Modibo vient en tête sur tous le plans. L'unique erreur de Modibo a été de mettre Moussa à la tête de la milice populaire, qui en a profité pour humilier les populations et mettre la responsabilité sur le dos de son patron. Les intox disaient même que Modibo était contre l'islam alors que malgré sa création de Air Mali avec 9 avions, il eut à emprunter de l'argent pour le pèlerinage de sa propre mère. Ce qui reste paradoxal, c'est sa réhabilitation par Alpha malgré ses crimes. Il jouit de l'argent du contribuable alors qu'il a laissé mourir Modibo dans d'atroces souffrances. Par pure méchanceté le communiqué du décès de Modibo mentionnait que ce dernier était un ancien instituteur. Voilà que lui Moussa grâce à Alpha, peut dormir sur les terres de l'état qu'il appelle son champs - 8 km², soit 800 ha - et d'autres propriétés.