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Ibrahim Boubacar Keïta

Par Malijet 9 vues
Ibrahim Boubacar Keïta
Ibrahim Boubacar Keïta

Ibrahim Boubacar Keïta est un homme politique malien né le 29 janvier 1945 à Koutiala (Mali). Il a occupé les fonctions de Premier ministre et de président de l’Assemblée nationale.

Biographie

Né en 1945 à Koutiala, Ibrahim Boubacar Keïta a fait ses études secondaires au lycée Janson-de-Sailly à Paris et au lycée Askia Mohamed de Bamako. Il a étudié à la faculté des lettres de l’université de Dakar puis à l’Université de Paris I- Panthéon Sorbonne et à l’Institut d'histoire des relations internationales contemporaines (IHRIC). Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un diplôme d'études approfondies en politique et relations internationales.

Après ses études, il est chargé de recherche au CNRS et enseigne les systèmes politiques du Tiers-Monde à l’Université de Paris Tolbiac. De retour au Mali, il devient conseiller technique principal du Fonds européen de développement (FED), chargé de la mise en œuvre du premier programme de microréalisations par la Communauté économique européenne au Mali. Il est ensuite directeur-représentant de Terre des Hommes France (TDHF), ONG française et internationale pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Militant de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), il est le directeur adjoint de la campagne d’Alpha Oumar Konaré pour l’élection présidentielle en avril et mai 1992. Après son élection, le nouveau président le nomme en juin 1992 conseiller diplomatique, porte-parole du président de la République du Mali. En novembre 1992, il est nommé ambassadeur du Mali auprès de la Côte d'Ivoire, du Gabon, du Burkina Faso et du Niger.

En novembre 1993 il devient ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine. Quelques mois plus tard, le 4 février 1994, le président Alpha Oumar Konaré le nomme Premier ministre. Il occupe cette fonction jusqu’en février 2000. Il préside l’ADEMA-PASJ.

En 1999, il devient vice-président de l’Internationale socialiste.

À l’approche de l’élection présidentielle de 2002, alors qu’il souhaite poser sa candidature pour succéder à Alpha Oumar Konaré, des dissensions au sein du parti présidentiel l’entraînent à donner sa démission de Premier ministre le 14 février 2000, puis de la présidence du parti en octobre 2000. Il quitte alors l’ADEMA-PASJ avec ses partisans pour fonder le Rassemblement pour le Mali (RPM), formation qu’il préside depuis juin 2001.

En 2002, il est candidat à l’élection présidentielle. À l’issue du premier tour, il arrive en troisième position derrière Soumaïla Cissé et Amadou Toumani Touré. Il contestera ces résultats.

Après les élections législatives, il est élu président de l’Assemblée nationale. Ibrahim Boubacar Keïta est président du comité exécutif de l’Union parlementaire africaine.

Candidat à l’élection présidentielle de 2007

Ibrahim Boubacar Keïta est investi par le Rassemblement pour le Mali le 28 janvier 2007 au cours de son 2e congrès ordinaire à Bamako.

Il axe sa campagne sur une opposition aux pratiques de gouvernance du président sortant Amadou Toumani Touré et à sa politique. Il récuse le consensus comme mode de gouvernement. Au cours de la campagne, il accuse les partisans d’Amadou Toumani Touré d’utiliser les moyens de l’État et dénonce les tentatives de fraude.

Il obtient 19,15 % des voix, se plaçant ainsi en deuxième position derrière le président sortant Amadou Toumani Touré, réélu dès le premier tour. Il a réalisé son meilleurs score dans le district de Bamako avec 38,48 % des voix.

Ibrahim Boubacar Keïta conteste ces résultats, accusant les partisans du président sortant de fraudes. Il rejoint ainsi les autres candidats de l’opposition regroupés au sein du Front pour la démocratie et la république (FDR), Tiébilé Dramé, Mamadou Bakary Sangaré et Soumeylou Boubèye Maïga. La Cour constitutionnelle rejette le 12 mai les requêtes déposées par ces candidats. Ibrahim Boubacar Keïta, au nom du FDR qu’il préside, tout en maintenant ses accusations de fraudes, prend acte de la décision de la Cour constitutionnelle et reconnaît en Amadou Toumani Touré le président du Mali

L'élection de 2012

Le 26 juillet 2011, Ibrahim Boubacar Keïta est désigné candidat du Rassemblement pour le Mali à l’élection présidentielle malienne de 2012. Le 29 octobre 2011, neuf partis politiques ont rejoint le Rassemblement pour le Mali pour appeler à une candidature de l'ancien Premier ministre. Il s'agit du Mouvement pour l'indépendance, la renaissance et l'intégration africaine (Miria), de l'Union des Maliens pour le progrès (UMP), du Front africain pour la mobilisation et l’action (Fama), du Rassemblement des démocrates républicains (RDR), du Rassemblement pour la justice au Mali (RJD), du Parti de la différence au Mali (PDM), du Parti socialiste et démocratique du Mali (PSDM), du Parti Sigikafo Oyédamouyé (PSO), et de la Concertation démocratique

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Commentaires (56)

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T
Telly24 il y a 5 ans

Le pire Président que le Mali ait connu, preuves à l'appui. Le champion de la mauvaise gouvernance, de la manipulation et des beaux discours sans substance.

A
Anonyme il y a 7 ans

VOILA UN HOMME QUI A UTILISE LA VICTIMISATION POUR SE FAIRE UNE LEGENGE IMAGINAIRE ,QUI A PROFITE DE NOS IMPOTS PAR DES LOIS TAILLEES SUR MESURE, UN PRESIDENT MIEUX PAYE QUE LE PRESIDENT AMERICAIN ET FRANCAIS. MAIS SACHES IBK ALLAH EST JUSTE ET SEVERE EN PUNITION.

Z
zenab il y a 8 ans

que la présidence du Mali soit donner à celui qui pense au bonheur des MALIENS en particulier, ceux des africains en général.( Allah ka tjignai dèmè ) je compte sur l'actuel président qui fait de son mieux à mon avis pour développer son pays.

C
case brûle il y a 8 ans

Monsieur le journaliste un peu de respect dans certains de tes propos. La France n'est pas comme le Mali où on peut enseigner à l'Université avec un DEA. Demande au vieux de d'édifier sur ce point et j'attends la rectification.

J
jerrish il y a 9 ans

les journalistes maliens font pitite. IBK a ete envoye par Alpha ambassadeur pour se debarrassser de lui , mais il n'a jamais presente des lettres de creance a HOuphouet qui ne voualit pas le voir ok. ami de laurents B. il n'a jamais etet recu par Houphouet , donc tout ambassadeur qui au bout de six mois ne presente pas ses lettres de creance est persona non grata et doit retourner dans son pays voila la verite . Au college de France il etait gardien la nuit . Triste ce pays ou on se donne es titres. bonne journee

A
Anonyme il y a 9 ans

IBK organisateur du coup d'état de SANOGO avec Dioncounda; Tiéblé Dramé; Mariko; Younouss H. Dicko

E
Elephant il y a 11 ans

Son excellence le Président IBK , nous vous soutenons pour les actes que vous pauser pour le bien être des Maliens et des Générations futur . Un vieux assis observe de loin qu un jeune debout .Que vous donne la force et les moyens d amener le Mali dans le concert des nations emergeantes .Que Dieu Protège le Mali.

A
Anonyme il y a 11 ans

LE PLUS MAUVAIS DES PR2SIDENTS QUE LE MALI AIE CONNU QUE DIEU NOUS EN D2BARRASSE

A
Anonyme il y a 11 ans

Vive IBK .je ne m'adrèsse pas aux soumistes,ni aux fdr bande d'idiot

A
Anonyme il y a 11 ans

Un homme qui respecte pas sa parole. Il n'a rien fait pour le Mali.

A
Anonyme il y a 12 ans

ET POURTANT...IL L'EST DEVENU PRESIDENT...ET OUAIS...!

A
Ablo il y a 12 ans

IBK, je vous présente toutes mes excuses pour mes écarts de langages tenus à votre encontre à travers cet espace d'expression. Bonne chance et pleins succès dans l'exercice de vos lourdes missions, immenses et exaltantes que le peuple malien dans sa majorité silencieuse et consciente vous a confiées à l'issue de cette élection présidentielle inédite claire et précise. Le choix porté sur IBK est sans doute la volonté profonde et claire du peuple malien. A bon entendeur salut! NB: je un démocrate avec mes convictions politiques, je ne suis pas un opportuniste pour me rétracter, mais sincèrement admettons la volonté du bon Dieu qui a fait sonner l'heure d'IBK pour qu'li soit le président de la république du Mali à travers l'expression de la volonté réelle claire et précise du peuple malien

A
Ablo il y a 12 ans

Toutes mes excuses ,IBK pour mes écarts de langage tenus à votre égard à travers cet espace d'expression de Mali jet. Bonne chance et pleins succès dans l'exercices de vos nouvelles lourdes et immenses pour l'intérêt et le bonheur exclusif du grand Mali

A
Anonyme il y a 12 ans

BONNET BLANC -BLANC BONNET A CEUX QUI ONT FUITS ???

A
Anonyme il y a 12 ans

UNE TRES BONNE ELECTION S ANONCE ,POUR UNE PREMIERE DE SON HISTOIRE UN PRESIDENT DU CHOIX DES MALIENS AU LIEU D UN PRESIDENT DES TOTOS VOLEURS ...

A
Anonyme il y a 12 ans

QUE LES HOMMES CONNUS DU CHANGEMENT SE DONNENT LA MAIN POUR LE TAKOKELE VRAIS AVEC NINA ARME DES CITOYENS PATRIOTES CONTRE SES FRAUDEURS DU FDR POUR SAUVER LE MALI

A
Anonyme il y a 12 ans

LE JOUR J IBK INVITABLE MAIS ?, DEMANDONS UN SEUL BLOC IBK, ZOU,MARA,MARIKO,et KONIMBA,POUR MALIKO ET NON YèRèKO ,LE PEUPLE AVEC VOUS POUR UN MALI FORT ..

B
bagnarou il y a 12 ans

dézolé ce IBK n'a aucun diplome. c'est un CV maquillé de mensonges

A
Anonyme il y a 12 ans

IBK DEVRAIT ETRE PRIVE DE SES DROITS CIVIQUES ET EMPRISONNE OU EXILE POUR ATTEINTE A LA SECURITE DE L'ETAT EN PERIODE DE GUERRE. LA STRATEGIE QU'IBK CONDUIT DANS LE CADRE DES FUTURES ELECTIONS PEUT CONDUIRE LE MALI A LA DESTRUCTION. Il est en effet INADMISSIBLE qu'IBK ose encore se présenter à la présidence du Mali après toutes les embrouilles qu'il a commises depuis le coup d'Etat. Ceci est un pur scandale. --- IBK, quelques jours après le coup d'Etat, fut reçu par Sanogo et déclara devant les caméras de l'ORTM : " C'est un honneur d'être reçu par le président du CNDRE"! Aller se coucher devant ce bilakoro de Sanogo est tout simplement honteux pour un Keita de son âge... --- IBK s'est ensuite opposé au déploiement des troupes étrangères au Mali. On se rappelle toutes ses déclarations consultables sur internet sur le fait que l'Armée Malienne était en capacité à elle seule de botter les islamistes... --- IBK qui voulait une conférence nationale, constituée d'associations non représentatives et qui se serait déclarée souveraine, voulait se voir remettre le pouvoir à cette occasion. Pendant cette conférence souveraine, les forces confessionnelles se seraient vues accordées le droit de se constituer en partis politiques contrairement à ce que prévoit notre Constitution. Le président Traore refusant cette conférence, voulue aussi par les juntards et par les affidés de Mariko et consorts, le 9 janvier 2011, une tentative de déstabilisation du pouvoir, qui a échoué grâce à l'intervention de la France, a eu lieu. Le scénario était le suivant : 1/ un repli des islamistes de la ville de Konna était négocié par Mariko et l'Armée Malienne pouvait ainsi être présentée comme en capacité de repousser les djihadistes sans l'aide de la communauté internationale. L'absence de déploiement des forces étrangères était favorable tant à la préservation du pouvoir des juntards et des politiciens qui les soutiennent au sud, qu'aux islamistes au nord. Je vous rappelle que le 8 janvier, les juntards de Kati et les militaires qui circulaient dans Bamako, ayant cru à un repli des djihadistes de Konna, disaient : " c'est fini, le nord est reconquis!" J'en ai eu même un à mon propre domicile qui a tenu des propos similaires... 2/ Un mouvement de déstabilisation était organisé à Bamako pour exiger le départ de Diouncounda et la tenue de la conférence nationale. Ce mouvement de déstabilisation a été organisé, avec une audience limitée, par IBK 2012, le COPAM et soutenu par Kati qui envoya spécialement des femmes de camps pour renforcer les rangs de ce mouvement ( au final, le cortège faisait 500 mètres, je pense). 3/ Dioucounda devait être arrêté. Le soir du 9 janvier, DT a été bouclé à son domicile, soit disant pour assurer sa sécurité et celle de sa famille (ses enfants se sont vus interdits de sortir de leur domicile). 4/ IBK qui avait gagné la France pour justifier son choix pour remplacer DT et donner l'impression qu'il n'était pas lié à ce coup d'Etat (il prend vraiment les Maliens et la communauté internationale pour des idiots) devait être rappelé comme sauveur de la Nation... Malheureusement pour IBK et les juntards, Alassane OUATARRA, dont on connait l'hostilité au grand ami d'IBK, Laurent Gbagbo, a appelé en urgence François HOLLANDE pour demander à la France d'intervenir. F.HOLLANDE a répondu qu'une demande devait être formulée par DT, ce qui a été fait (évidemment, la junte n'a jamais été associée à la formulation de cette demande...) L'intervention française au Mali qui n'avais pas été prévue par IBK, qui refusait je le rappelle toute intervention étrangère au Mali, a fait s'écrouler la petite stratégie de déstabilisation d'IBK organisée en complicité avec le junte et qui cherchait à négocier un petit repli des djihadistes (à Konna et Douentza pour être précis) pour permettre à la junte de sortir par le haut tout en portant au pouvoir leur allié politique IBK. Ces éléments sont entièrement connus des services de sécurité étrangers et notamment français qui ont interceptés les conversations téléphoniques passées les 8 et 9 janvier entre Mariko et les djihadistes, Mariko essayant de les convaincre de se replier pour permettre à IBK de prendre le pouvoir et empêcher le déploiement de troupes étrangères. Avec IBK, les islamistes auraient pu négocier beaucoup de chose et Mamoud Dicko aurait rempli cette fonction afin de préparer une islamisation en douceur de la société malienne, comme les djihadistes l'ont envisagé un moment avant de comprendre que les populations y était radicalement hostile. Si la stratégie d'IBK avait fonctionné, il n'y a aucun doute que les islamistes auraient quand même fini par profiter du désordre pour descendre à Bamako en fin de compte. IBK, lui, n'aurait jamais demandé à la France d'intervenir et le Mali aurait été rayé de la carte et sacrifié sur l'autel de l'ambition du gros Keita... --- IBK est actuellement en train de négocier d'une part avec ce qu'il reste de la junte pour qu'elle le soutienne lors des prochaines élections. IBK négocie aussi des madrasas et le voile pour les femmes maliennes avec des forces confessionnelles radicales qui veulent se transformer en mouvement politique et imposer leur conception obscurantiste de l'islam avec le soutien d'un Etat piloté par un de leurs allié. IBK conduit donc encore une stratégie qui peut conduire le Mali et des valeurs ancestrales de tolérance A LA DESTRUCTION. Tous les responsables politiques et notamment ceux qui sont intervenus au Mali sont conscient de ce qu'IBK est en train de faire. IBK dans le même temps ose faire croire qu'il est le candidat de la France et fait courir dans tout Bamako qu'il est l'ami intime de Laurent Fabius et de Manuel Valls (auquel lors du coup d'Etat du 22 mars, il a fait rédigé un tweet mensonger selon lequel il était en résidence surveillée à Bamako...alors qu'IBK faisait table ouverte pour les gens de la junte au moment du coup...). En se déclarant le candidat de la France : 1/ IBK instrumentalise les autorités françaises qui n'ont pas de candidat mais qui si elles devaient en avoir un, ne pourraient en aucun cas être IBK compte tenu des alliances qu'il met en oeuvre avec la junte et les musulmans radicaux. IBK N'EST PAS LE CANDIDAT NI DE LA FRANCE, NI DU PARTI SOCIALISTE FRANCAIS. 2/ IBK exprime son plus profond MEPRIS POUR LES CITOYENNES ET LES CITOYENS MALIENS : ce seront eux qui décideront qui sera le président du Mali et non la France. Il est vraiment nécessaire d'ouvrir les yeux sur la noirceur et l'ignominie de ce personnage politique qui est vraiment toxique non seulement pour le Mali mais aussi pour l'Afrique et la communauté internationale. Il est prêt à tout pour arriver au pouvoir alors que les forces physiques et morales lui font désormais défaut. Il ne lui reste plus que sa folie, son ambition démesurée, la volonté de sortir de l'histoire par le haut alors qu'il est désormais dans le plus boueux des marigots et qu'il s'y noiera en compagnie des caïmans qui le soutiennent. Peuple malien, réveille-toi : IBK est un imposteur et veut bâtir sa gloire sur ta perte!

A
Anonyme il y a 12 ans

IBK DEVRAIT ETRE PRIVE DE SES DROITS CIVIQUES ET EMPRISONNE OU EXILE POUR ATTEINTE A LA SECURITE DE L'ETAT EN PERIODE DE GUERRE. LA STRATEGIE QU'IBK CONDUIT DANS LE CADRE DES FUTURES ELECTIONS PEUT CONDUIRE LE MALI A LA DESTRUCTION. Il est en effet INADMISSIBLE qu'IBK ose encore se présenter à la présidence du Mali après toutes les embrouilles qu'il a commises depuis le coup d'Etat. Ceci est un pur scandale. --- IBK, quelques jours après le coup d'Etat, fut reçu par Sanogo et déclara devant les caméras de l'ORTM : " C'est un honneur d'être reçu par le président du CNDRE"! Aller se coucher devant ce bilakoro de Sanogo est tout simplement honteux pour un Keita de son âge... --- IBK s'est ensuite opposé au déploiement des troupes étrangères au Mali. On se rappelle toutes ses déclarations consultables sur internet sur le fait que l'Armée Malienne était en capacité à elle seule de botter les islamistes... --- IBK qui voulait une conférence nationale, constituée d'associations non représentatives et qui se serait déclarée souveraine, voulait se voir remettre le pouvoir à cette occasion. Pendant cette conférence souveraine, les forces confessionnelles se seraient vues accordées le droit de se constituer en partis politiques contrairement à ce que prévoit notre Constitution. Le président Traore refusant cette conférence, voulue aussi par les juntards et par les affidés de Mariko et consorts, le 9 janvier 2011, une tentative de déstabilisation du pouvoir, qui a échoué grâce à l'intervention de la France, a eu lieu. Le scénario était le suivant : 1/ un repli des islamistes de la ville de Konna était négocié par Mariko et l'Armée Malienne pouvait ainsi être présentée comme en capacité de repousser les djihadistes sans l'aide de la communauté internationale. L'absence de déploiement des forces étrangères était favorable tant à la préservation du pouvoir des juntards et des politiciens qui les soutiennent au sud, qu'aux islamistes au nord. Je vous rappelle que le 8 janvier, les juntards de Kati et les militaires qui circulaient dans Bamako, ayant cru à un repli des djihadistes de Konna, disaient : " c'est fini, le nord est reconquis!" J'en ai eu même un à mon propre domicile qui a tenu des propos similaires... 2/ Un mouvement de déstabilisation était organisé à Bamako pour exiger le départ de Diouncounda et la tenue de la conférence nationale. Ce mouvement de déstabilisation a été organisé, avec une audience limitée, par IBK 2012, le COPAM et soutenu par Kati qui envoya spécialement des femmes de camps pour renforcer les rangs de ce mouvement ( au final, le cortège faisait 500 mètres, je pense). 3/ Dioucounda devait être arrêté. Le soir du 9 janvier, DT a été bouclé à son domicile, soit disant pour assurer sa sécurité et celle de sa famille (ses enfants se sont vus interdits de sortir de leur domicile). 4/ IBK qui avait gagné la France pour justifier son choix pour remplacer DT et donner l'impression qu'il n'était pas lié à ce coup d'Etat (il prend vraiment les Maliens et la communauté internationale pour des idiots) devait être rappelé comme sauveur de la Nation... Malheureusement pour IBK et les juntards, Alassane OUATARRA, dont on connait l'hostilité au grand ami d'IBK, Laurent Gbagbo, a appelé en urgence François HOLLANDE pour demander à la France d'intervenir. F.HOLLANDE a répondu qu'une demande devait être formulée par DT, ce qui a été fait (évidemment, la junte n'a jamais été associée à la formulation de cette demande...) L'intervention française au Mali qui n'avais pas été prévue par IBK, qui refusait je le rappelle toute intervention étrangère au Mali, a fait s'écrouler la petite stratégie de déstabilisation d'IBK organisée en complicité avec le junte et qui cherchait à négocier un petit repli des djihadistes (à Konna et Douentza pour être précis) pour permettre à la junte de sortir par le haut tout en portant au pouvoir leur allié politique IBK. Ces éléments sont entièrement connus des services de sécurité étrangers et notamment français qui ont interceptés les conversations téléphoniques passées les 8 et 9 janvier entre Mariko et les djihadistes, Mariko essayant de les convaincre de se replier pour permettre à IBK de prendre le pouvoir et empêcher le déploiement de troupes étrangères. Avec IBK, les islamistes auraient pu négocier beaucoup de chose et Mamoud Dicko aurait rempli cette fonction afin de préparer une islamisation en douceur de la société malienne, comme les djihadistes l'ont envisagé un moment avant de comprendre que les populations y était radicalement hostile. Si la stratégie d'IBK avait fonctionné, il n'y a aucun doute que les islamistes auraient quand même fini par profiter du désordre pour descendre à Bamako en fin de compte. IBK, lui, n'aurait jamais demandé à la France d'intervenir et le Mali aurait été rayé de la carte et sacrifié sur l'autel de l'ambition du gros Keita... --- IBK est actuellement en train de négocier d'une part avec ce qu'il reste de la junte pour qu'elle le soutienne lors des prochaines élections. IBK négocie aussi des madrasas et le voile pour les femmes maliennes avec des forces confessionnelles radicales qui veulent se transformer en mouvement politique et imposer leur conception obscurantiste de l'islam avec le soutien d'un Etat piloté par un de leurs allié. IBK conduit donc encore une stratégie qui peut conduire le Mali et des valeurs ancestrales de tolérance A LA DESTRUCTION. Tous les responsables politiques et notamment ceux qui sont intervenus au Mali sont conscient de ce qu'IBK est en train de faire. IBK dans le même temps ose faire croire qu'il est le candidat de la France et fait courir dans tout Bamako qu'il est l'ami intime de Laurent Fabius et de Manuel Valls (auquel lors du coup d'Etat du 22 mars, il a fait rédigé un tweet mensonger selon lequel il était en résidence surveillée à Bamako...alors qu'IBK faisait table ouverte pour les gens de la junte au moment du coup...). En se déclarant le candidat de la France : 1/ IBK instrumentalise les autorités françaises qui n'ont pas de candidat mais qui si elles devaient en avoir un, ne pourraient en aucun cas être IBK compte tenu des alliances qu'il met en oeuvre avec la junte et les musulmans radicaux. IBK N'EST PAS LE CANDIDAT NI DE LA FRANCE, NI DU PARTI SOCIALISTE FRANCAIS. 2/ IBK exprime son plus profond MEPRIS POUR LES CITOYENNES ET LES CITOYENS MALIENS : ce seront eux qui décideront qui sera le président du Mali et non la France. Il est vraiment nécessaire d'ouvrir les yeux sur la noirceur et l'ignominie de ce personnage politique qui est vraiment toxique non seulement pour le Mali mais aussi pour l'Afrique et la communauté internationale. Il est prêt à tout pour arriver au pouvoir alors que les forces physiques et morales lui font désormais défaut. Il ne lui reste plus que sa folie, son ambition démesurée, la volonté de sortir de l'histoire par le haut alors qu'il est désormais dans le plus boueux des marigots et qu'il s'y noiera en compagnie des caïmans qui le soutiennent. Peuple malien, réveille-toi : IBK est un imposteur et veut bâtir sa gloire sur ta perte!