Mamadou Diakité
Mamadou Diakité qui prend la tête du ministère de la Jeunesse, du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle est né en 1950 à Bamako. Celui qui deviendra plus tard un magistrat de classe exceptionnelle passe son baccalauréat philo-langues au lycée Prosper Kamara en 1970.
Il passe ensuite, en 1974, à l’Université de Dakar une licence en sciences juridiques (option administration publique). Puis c’est un diplôme d’études supérieures (DES) en droit (administration publique et droit interne) obtenu à l’Université de Paris I. Il y retourne pour décrocher en 1985 un doctorat de 3è cycle. Le thème de sa thèse est « Le contrôle juridictionnel de l’administration en République du Mali ».
En qualité de spécialiste du droit administratif, Mamadou Diakité a longtemps servi au sein de l’appareil législatif cumulativement avec sa fonction de conseiller à la section administrative de la Cour suprême. Fonction qu’il a exercée pendant dix ans (1976-1986). À l’Assemblée nationale, il débute comme secrétaire législatif en 1979 avant d’y être promu au poste de secrétaire général en 1986.
A l’avènement de la démocratie en 1991, Mamadou Diakité, alors secrétaire général de l’Assemblée nationale, est désigné membre de la Commission technique chargée de l’élaboration de l’Acte fondamental de la IIIè République, des textes relatifs aux partis politiques et au Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP). Il faut dire que déjà en 1981, il était membre de la Commission technique chargée de la révision de la Constitution de 1974.
Entre 1991 et 1999, il est directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). En 1999, il fait partie aussi des membres de la « Commission loi constitutionnelle » du Forum politique national chargé de la relecture de la Constitution de 1992. Il est, plus tard, nommé au poste de Directeur national adjoint des affaires judiciaires et du sceau entre 1999 et 2004. Depuis cette date jusqu’à sa nomination dans le gouvernement, Mamadou Diakité était le Coordonnateur national du projet PNUD/MALI dénommé « Appui à la promotion et la protection des droits humains (APPDH) ».
Outre sa profession de magistrat, le nouveau ministre de la Jeunesse, du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle est également un enseignant-formateur. Pendant longtemps, il a animé des sessions de formations sur les droits humains après avoir dispensé des cours à l’Ecole nationale d’administration (ENA) entre 1984/85 et à l’Ecole Centrale pour l’industrie, le Commerce et l’Administration (ECICA).