Jeamille Bittar, candidat de l'Union des mouvements et alliances pour le Mali
Président de la Chambre malienne du commerce et de l’industrie depuis plus de dix ans, Jeamille Bittar est à la tête du parti Union des mouvements et alliances pour le Mali. Sa campagne se focalise sur la création d’emplois et le développement économique du pays.
Candidat lors de la campagne présidentielle de 2012, le leader de l’Union des mouvements et alliances pour le Mali (UMAM) est avant tout un homme d’affaires. En 2002, sa carrière professionnelle l’a amené à la tête de la Chambre de commerce et de l’industrie et du Conseil économique, social et culturel malien.
Âgé de 46 ans, Jeamille Bittar a un diplôme d’ingénieur de l’Université d’Etat de Kharkov, en Ukraine. Il a consacré une grande partie de sa vie à l’entrepreneuriat, en tant que commerçant import-export puis en tant que chef d’une entreprise de transports. Il détient aujourd’hui plusieurs sociétés dans différentes branches industrielles.
Le parcours de l’homme d’affaires touche un peu à tout. Il est, en parallèle de ses activités économiques, le président de la Fédération malienne d’athlétisme et membre de l’Association des éleveurs, « par amour et conviction », selon ses mots.
Il n’en est pas à sa première candidature présidentielle
Sa campagne a commencé, non pas à Bamako, mais dans sa ville natale, San, dans la région de Ségou, au centre du Mali. Avant tout, le président du parti vert et rouge s’est engagé à voir l’économie malienne redécoller. « Une fois élu président de la République, l’une des priorités serait de créer 750 000 emplois pour les jeunes et les femmes, autant dans les milieux urbains que ruraux, en finançant 200 000 projets », a-t-il déclaré lors d’un meeting.
Jeamille Bittar s’était séparé en 2011 de sa formation politique initiale, le Parti pour le développement économique et social (PDES), dont il était le vice-président, afin de présenter sa candidature à l'élection de 2012, sous la bannière du parti qu’il a fondé peu après et qu’il dirige actuellement.
Par Mélissa Barra