Oumar Mariko, candidat de Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance
Oumar Mariko, 54 ans, est médecin généraliste, directeur de plusieurs stations radio et député à l’Assemblée nationale. Il se présente à l'élection présidentielle sous la bannière du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi).
En 1991, alors qu’il est étudiant en médecine, Oumar Mariko participe activement aux manifestations contre le régime de Moussa Traoré. Devenu médecin généraliste, il dirige une clinique médicochirurgicale à Bamako. Depuis 1995, il est également directeur général de Radio Kayira, un réseau de radios privées créé un an après la chute de la dictature.
Ces stations appartiennent au parti que préside Oumar Mariko, originaire de la région de Kayes. Il s’agit de Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance. Fondé en 1992, ce parti se voulait initialement une force d’opposition de gauche au président Alpha Oumar Konaré mais n’arrive à obtenir des sièges au Parlement qu’en 2002.
Bien qu’il n’enregistre que de faibles scores, Oumar Mariko se présente systématiquement à toutes les élections présidentielles depuis celle de 2002. Il obtient 0,88% des voix cette année-là et 2,72% en 2007. De retour en 2013, il affirme dans une déclaration : « Ceux qui ont pris le pouvoir pendant plus de 20 ans, ont fait une marche en arrière. Je suis donc candidat pour redresser la barre, pour rompre avec le système de corruption, le népotisme, système qui exclut les femmes et les enfants de l’éducation et de la santé ». Pour souligner ensuite : « Pour moi, c’est l’humain d’abord ».
Une enquête judiciaire risque de l'écarter de la course
Le député fait actuellement l’objet d’une levée d’immunité parlementaire, dans le cadre d’une affaire qui porte son nom. Oumar Mariko est cité dans un meurtre survenu à l’Université nationale du Mali, à Bamako. Le candidat, ancien leader étudiant, est suspecté d’avoir commandité une agression lors d’une manifestation organisée le 30 juillet 2012 par l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Une bagarre entre étudiants appartenant à deux camps rivaux se solde par deux victimes.
Après le coup d'Etat du 2 mars 2012, Oumar Mariko et son parti politique avaient créé leMouvement populaire du 22 mars, dans le but d'organiser des mutins.
Par Mélissa Barra