samedi 21 février 2026
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42e CSA à Kidal : L’Accord d’Alger s’applique à l’envers

Par Mali Tribune 240 vues
42e CSA à Kidal : L’Accord d’Alger s’applique à l’envers

La mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger n’est plus dans la dynamique respectueuse des Maliens et leur constitution. Avec la transition, l’Accord passe à une vitesse supérieure. La mise en place d’une police territoriale qui devrait attendre la mise en place de toutes les bases solides s’annonce déjà. Jusqu’où ira la transition ?

 

Personne ne le sait. Jusqu’où iront Assimi et Ba NDaw avec cette mise en œuvre accélérée de l’Accord ? La 42e session a validé la mise en place de la police territoriale qui sera prise en charge par le budget national malien. Il s’agirait de la transformation de la force militaire (Coordination sécuritaire mixte de l’Azawad-Cmask) en police territoriale pour certainement la sécurisation de la ville de Kidal. Chose étonnante, selon notre interlocuteur membre du CSA, le Secrétaire général de la Minusma a accepté cette proposition. Une police au nom de l’Azawad payée par l’Etat malien ?

Les négociations entre les membres de la CMA et les autorités de la transition se jouent comme un match entre le Réal Madrid et l’AS-Réal de Bamako, estime notre confident, haut dignitaire Touareg du rang de ceux qui se battent pour le Mali affiliés à la Plateforme.

Cette police territoriale dont on parle devrait être la phase finale de l’application de l’Accord si jamais ce dernier ne connaissait pas de relecture. Elle ne devrait pas être une subite transformation de groupe rebelle en police territoriale. Des modalités devraient être discutées et fixées. Et au moins soumises à des critères.

Procéder à l’application de l’Accord issu du processus d’Alger sans aucune mesure de constitutionnalité est-il prudent ? A savoir qu’une révision constitutionnelle s’impose et il serait préférable d’attendre le principal avant le secondaire.

Ne serait-il pas préférable d’appliquer les parties de l’Accord qui ne nécessitent pas de retouche de la constitution ? Identifier les parties qui obligent une révision constitutionnelle et soumettre à des relectures les parties de l’Accord que ne peuvent bénéficier d’aucune tolérance constitutionnelle comme le contrôle posthume des actes des autorités régionales par l’exécutif malien dans les régions du Nord. La Constitutionnalité des actes doit primer sur l’application de ceux-ci pour éviter un autre conflit dans l’avenir. La transition devrait faire attention.

Koureichy Cissé

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Commentaires (6)

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L
Lassa ZANKE il y a 5 ans

La CMA doit savoir que nous peuple malien sommes fatigués de leur magouille et que le mali est un pays qui restera indivisible. Et elle veut qu’elle retarde le processus mais nous aurons cette paix par la grâce du bon Dieu.

M
Moussa Doucouré il y a 5 ans

La France et la MINUSMA, doivent tous jouer franc jeu ainsi que la CMA. Nous sommes fatigués de perdre des parents lorsqu'ils sont en service pour la sécurisation de la population. Que la France prend ses responsabilités pour ramener le calme, mais quant à la CMA, elle ne fait rien d’autre que de rendre la sécuritaire du pays plus compliquer. Je lance un appel à la CMA de tenir leurs engagements pour que le Mali retrouve la paix et la stabilité.

F
FATOU TOGO il y a 5 ans

Que les parties prenantes font tout pour la mise en œuvre complète de l’accord de paix issu du processus d’Alger. Sans la paix il n’y a pas de développement alors tous engagé a jamais pour le retour de la paix au Mali.

M
MOUSSA GUINDO il y a 5 ans

Une police au nom de l’Azawad payée par l’Etat malien, c'est vraiment bizarre. Le peuple malien n'aspire qu'à la paix, mais la paix ne peut pas se faire sur le mensonge, il faut qu'on se dise la vérité entre nous. Pour l'honneur et le bonheur du Mali, il faut vraiment qu'on accepte la relecture de l'accord.

M
MAHAMADOU KANTA il y a 5 ans

Que veut les autorités de la transition, est-ce la division du Mali? Parce que je ne peux pas comprendre que le Président Bah N'Daou a dit qu'il fera tout pour la mise en œuvre des recommandations du DNI et la mise en œuvre de l'accord pour la paix issu du processus d'Alger alors que le DNI aurait demandé la relecture de l'accord

P
Paul Diarra il y a 5 ans

Tout ce que moi je peux dire aux autorités de la transition, c'est de faire énormément attention dans le cadre de la mise en oeuvre de l'accord parce que les rebelles savent que le Mali est dans une situation profitable, sinon ils savent que jamais au grand jamais des jamais IBK n'aurait accepté la mise en oeuvre de l'accord de cette manière.