samedi 21 février 2026
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Tension à Kidal vue par des membres influents du CNT… Les vérités de Mohamed Ousmane du CNT

Par Mali Horizon 1,348 vues
Tension à Kidal vue par des membres influents du CNT… Les vérités de Mohamed Ousmane du CNT

A propos des risques de reprise de la guerre à Kidal, l’un des ex-rebelles, président des mouvements de l’Inclusivité, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, non moins membre influent du Conseil national de Transition (CNT) estime que la CMA n’est pas dans la dynamique des hostilités.

« Je crois que pour la situation à Kidal,  en réalité, les gens donnent un contenu qui est loin d’être vrai. D’abord, ceux qui se permettent de faire des communications, qui résistent à la volonté de mettre en œuvre rapidement  cet  accord, ne répondent pas au nom de tous les mouvements signataires et à toutes les populations. Donc, il faut situer les choses dans leur contexte », assure le président des mouvements de l’inclusivité, non moins président de la Commission développement rural du CNT. Et d’ajouter : « La deuxième chose, même au sein de cette plate-forme, les responsables, qui sont au sein de cette plate-forme, ne représentent pas tout le monde. Ils ne sont pas dans une dynamique d’hostilités envers leur pays. Il y a des gens dans cette plate-forme,  qui sont des républicains et ne vont jamais engager des hostilités envers leur pays ». Donc en réalité, relève Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, « il y a toujours un marché de dupes quelque part, ou quelqu’un dans le groupe subit des pressions, des menaces ou des invectives extérieures ». Ce qui fait, assure-t-il, qu’ils sont dans cette disposition. « Sinon, je pense plutôt  que ces responsables sont dans la CMA et ils sont pris en otage par quelqu’un, sinon ils n’ont pas la capacité d’engager des hostilités aujourd’hui avec l’Etat du Mali qui est aussi leur Etat ».

Pour ce Conseiller CNT, parmi des responsables de la CMA, il dit en connaître qui sont « de grands républicains  qui ne font jamais tourner le dos à leur Etat ». Mais, tempère-t-il, pour des intérêts de circonstance, de compromission, ils ont ensembles. « Mais, je crois que celui qui tire les ficelles de cette position, je vois plutôt quelqu’un qui est pris en otage par les invectives et des menaces. La solution à cette situation de continuer à discuter avec eux, mais qu’il ne faut pas perdre  le temps d’attendre,  parce qu’il y a une majorité  de mouvements signataires qui n’attendent que le DDR. Il faut répondre à cela,  ce qui va faciliter le travail. On ne peut pas bloquer le processus de DDR, simplement  parce qu’on attend une minorité, qui n’est même pas le dixième du grand  groupe. »

Pour notre interlocuteur, la situation ne permet pas aujourd’hui de circonscrire l’insécurité sur le terrain. Et, à le croire, les terroristes vont profiter de cette confusion, pour continuer à causer du tort à cette population. « …J’encourage le gouvernement à continuer dans cette dynamique de paix qu’il est en train de faire bien avec responsabilité, de continuer à donner le temps aux gens de comprendre qu’on a que le Mali à partager. Et que nous avons tous le devoir de protéger la paix, de ne pas céder aux ingérences et interférences des pays extérieurs,  des mains invisibles qui veulent créer l’instabilité chez nous, où personne ne gagnera ».

Et de souligner n’avoir aucun commentaire à faire par rapport à son collègue qui parlait de « guerre inévitable ». « Vraiment, je n’ai aucun commentaire là-dessus, c’est son droit de parler tout comme les autres, qui sont en train de parler. Les autres qui parlent à Kidal n’ont pas plus de droit  que lui de s’exprimer, de donner sa pensée sur la situation. Je pense qu’à son nom, il agit selon son droit. ».

Pour débloquer la situation, indique Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, « il n’y a pas mille chemins ; il faut au DDR. Les questions sur les réformes institutionnelles est un faux débat. Nous sommes en pleine réécriture de la nouvelle Constitution. Tous les segments de la nation sont là, y compris ces mouvements signataires. La Constitution, c’est la mère de toutes les lois et de  toutes les réformes. Je ne vois pas de problème de reformes. Tout se passe très bien et il y a des lois, qui sont en cours et d’autres sont déjà votées. L’autre aspect, c’est qu’il y a un découpage territorial en cours, dans lequel chacun a une occasion de faire des propositions pour se sentir concerné dans la gestion  de son terroir. Donc, la question des réformes institutionnelles, pour moi, elle est réglée définitivement », a-t-il précisé.

Bruno D SEGBEDJI

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Commentaires (2)

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D
Dogon64 il y a 3 ans

On peut noter beaucoup de ressemblances entre ce discours et celui d'une M. Le Pen parlant des immigrés en France ! Il me semblait bien pourtant que pendant des années et sous plusieurs présidents, les fameuses "négociations" avec le nord consistaient en bakchich envers quelques notables sans que la population ne voit jamais d'amélioration. Plus facile à faire que de construire une vraie voie d'accès à Tombouctou par exemple ....

C
COULIBALY Yacouba W il y a 3 ans

Nous restons convaincus qu’il y aura de bons patriotes parmi ce petit lot d’hommes belliqueux depuis l’indépendance de notre pays, pourtant depuis très longtemps l’état malien s’est comporté en véritable négociateur et excluant toutes formes de virulence à l’égard de ce peuple Touaregs en les donnant tout et tout, en les favorisant des choses qu’aucun malien ne peut avoir sans trimer, alors qu’ils constituent des gens qui ne travaillent sur aucun créneau porteur pour la création de richesse pour le pays. C’est les richesses et l’argent des autres ethnies travailleuses qui sont donnés à ces Touaregs afin de les calmer, une injustice incommensurable et inacceptable dans un pays juste et honnête, mais malgré tous ces efforts, ils sont là à gesticuler en prononçant leur indépendance en hissant leur drapeau, leur hymne et même passeport, alors qu’ils sont au sein de toutes les institutions de ce pays à la place des bons maliens. Ces comportements ne sont pas acceptables et il est temps que cela cesse, sinon c’est le peuple malien même qui se lèvera contre ces Touaregs qui se comportent comme des enfants pourris-gâtés de cette République. Aujourd’hui même au sein de l’administration publique les Touaregs sont fortement représentés, ils sont pris à la fonction publique sans aucun concours quelle injustice entre les mêmes fils et filles d’une même nation? Il faut d’ailleurs que la société civile se lève rapidement contre ces injustices inacceptables entre les enfants d’une même nation. Si les Touaregs dits imgad étaient à la hauteur de la bataille, la République n’allait pas souffrir car ils sont plus nombreux que les Touaregs ifogas, mais c’est cette minorité qui commande et les pauvres imgad regardent sans rien dire, quelle comportement ignoble? Quelle indignité de la part de cette qualité de Touaregs irresponsables? Albert EINSTEIN disait ceci “Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.”