Commémoration du 26 mars 1991: "Il appartient au peuple du Mali de donner une nouvelle orientation à notre démocratie"
Les Maliens ont commémoré les 32 ans de la démocratie malienne chèrement acquise dans le sang. Pour la commémoration des 32 ans de démocratie, le président la Transition a affirmé que c’est les Maliens qui doivent donner une nouvelle orientation à notre jeune démocratie.
L’histoire est la source dans laquelle s’abreuvent les esprits bien faits. Ce dimanche 26 mars 2023, les Maliens se sont abreuvés devant l’histoire pour commémorer les 32 ans de la démocratie malienne chèrement acquise dans le sang alors que depuis une décennie le Mali traverse une grave crise sociopolitique sans précédent.
Cette crise sociopolitique émerge de l’inefficacité du système de gouvernance de la plupart des régimes. Et de nombreux analystes politiques cette inefficacité s’explique par la corruption et l’impunité, symboles de la mauvaise gestion. Depuis 2012, les contestations populaires serpentent les régimes démocratiques et se terminent par des putschs militaires à tel point qu’on se demande quel avenir pour la jeune démocratie malienne ?
En marge de la commémoration des 32 ans de la démocratie malienne, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a fait savoir que c’est aux Maliens de donner une nouvelle orientation à notre jeune démocratie pour la renaître de ses cendres.
"Il appartient au peuple souverain du Mali de donner une nouvelle orientation qualitative à notre démocratie à travers le référendum qui sera très bientôt organisé lequel posera les jalons d’un nouveau Mali", a-t-il confié à la presse juste après le dépôt de la gerbe de fleurs au pied du monument des Martyrs de 1991.
Notons que le 32e anniversaire de l’avènement de la démocratie malienne intervient dans un contexte où les Maliens parlent de refondation profonde de l’Etat et le président de la Transition n’a pas manqué de rappeler les grands chantiers en cours pour refonder l’Etat à savoir le vote de la nouvelle loi électorale, l’organisation du territoire, la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige), la présentation du nouveau projet de Constitution aux autorités et légitimités traditionnelles et aussi aux forces vives de la nation.
Ousmane Mahamane