Dématérialisation de l'administration : Le Colonel Abdoulaye MAIGA a déclaré : "Grâce à la carte NINA, aujourd'hui, nous avons un fichier électoral biométrique, ce qui réduit la fraude électorale."
Lors de sa visite dans la cité verte du Kénédougou (Sikasso), le président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, a annoncé dans son discours que des directives ont été prises pour digitaliser les paiements dans les services publics. Le 19 juillet dernier, le gouvernement a adopté le décret n°2024-0429/PT-RM, fixant les principes de la digitalisation des moyens de paiement dans les services publics.
Dans le cadre de la traçabilité des actions administratives, les Maliens peuvent désormais payer certains services via des outils technologiques, tels que la carte d'identité nationale, les actes d'état civil ou les contraventions policières. En effet, ce vaste chantier de modernisation de l'administration publique a des impacts significatifs sur les documents administratifs. Le ministre de l'administration territoriale et de la décentralisation, porte-parole du gouvernement, le Colonel Abdoulaye MAIGA, a donné des explications concernant la dématérialisation de l'administration.
Il a rappelé que la digitalisation de l'administration publique a toujours été au cœur de l'action du gouvernement. C'est pourquoi un ministère a été dédié à la communication, à l'économie numérique et à la modernisation de l'administration. Le ministre souligne que l'objectif de la digitalisation est porté au plus haut niveau de notre pays par le chef de l'État lui-même, tout en définissant la dématérialisation comme étant "tout simplement l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication pour atteindre un certain nombre d'objectifs : rendre le travail administratif plus facile, moins chronophage, accroître la productivité, la rentabilité et surtout la sécurité de nos documents administratifs. Les services publics n'ont qu'un seul client et qu'un seul objectif, la satisfaction des usagers."
Il a affirmé que ce changement prend en charge la préoccupation du chef de l'État, à savoir la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans toutes les décisions. "Si l'usager est satisfait en termes de gain de temps, de productivité, de transparence, et que nous obtenons des finances publiques plus assainies avec moins de commissions, il y a beaucoup d'avantages", a souligné le Colonel MAIGA. Il a mentionné qu'il se rendrait sur le terrain pour visiter la mairie de la commune III, où les agents et les usagers se sont rapidement appropriés ces nouvelles technologies.
"Mais c'est un processus. Grâce à la carte NINA, nous avons aujourd'hui un fichier électoral biométrique, ce qui réduit la fraude électorale. Nous avons un passeport biométrique, et la carte d'identité est également biométrique. Vous constaterez que, sur tous ces documents - que ce soit la carte d'identité, le fichier électoral ou le passeport - figure toujours le numéro d'identification nationale. C'est vraiment un moyen pour l'administration de s'assurer qu'il s'agit de la même et unique personne", a déclaré le porte-parole du gouvernement. Parlant des avantages de la digitalisation, le ministre d'État a dit : "La base de données du Mali est biométrique. Et grâce à la biométrie, l'empreinte digitale est bien conservée et bien prise à travers l'outil informatique. En termes de perspective, nous voulons passer à la reconnaissance faciale. Depuis l'année dernière, nous avons mis à la disposition des citoyens maliens un site internet, www.Rale.ml, grâce auquel les citoyens n'ont plus besoin de se déplacer physiquement pour faire ce type de déclaration. Ils peuvent le faire en ligne, notamment pour les transferts. Ainsi, ce transfert permet d'augmenter le taux de participation aux différents scrutins dans notre pays dans les années à venir, et de transformer les documents du centre de traitement des données d'état civil en une agence de sécurisation de l'état civil."
Ce système permettra à chaque citoyen de voir, via des smartphones ou d'autres outils informatiques, sans avoir à se déplacer, et d'imprimer eux-mêmes leurs actes d'état civil depuis leur domicile. Il a affirmé que toutes ces initiatives de digitalisation doivent s'accompagner d'un processus de renforcement des capacités d'information et de sensibilisation. Il a rappelé l'importance de la vision de Malikoura, soulignant que nous ne pouvons pas vivre en autarcie. Malikoura veut que tous les citoyens soient au même niveau de performance dans tous les domaines. Le ministre pense que le Mali dispose des ressources humaines nécessaires, tout en réitérant ses chaleureux remerciements au groupe d'informaticiens qui ont permis à la nation de récupérer sa base de données RAVEC. Pour finir, il a expliqué les inconvénients de ce système : "Si l'on décide de digitaliser, il est important d'avoir le contrôle de tous les aspects de ce mécanisme."
Zana/Malijet.com