samedi 21 février 2026
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Gérer une monnaie est complexe, Modibo Makalou (Economiste)

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Gérer une monnaie est complexe, Modibo Makalou (Economiste)

Dans une interview à la DW, l'économiste malien revient sur le débat relatif à la création d'une monnaie commune aux pays de l'AES et à la gestion des économies africaines.

Vendredi dernier, les représentants des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont quitté la deuxième session ordinaire annuelle du Conseil des ministres de cette organisation. C’était à Lomé au Togo. 

Faute d’accord sur la désignation du Burkina Faso pour présider le Conseil des ministres, les représentants du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont claqué la porte.

Ces pays, qui prônent le souverainisme en matière monétaire, ne cachent pas leur intention de créer leur propre monnaie et d’abandonner le franc CFA. Mais ils hésitent encore à quitter l’espace monétaire de l’UEMOA qui leur apporte une sécurité.  

L’économiste malien, Modibo Mao Makalou, dans une interview à la DW, estime d’ailleurs que ces pays n’ont pas l’intention de quitter la zone CFA. Pour lui, créer sa propre monnaie n’est en soi pas compliqué. En revanche, la complexité réside dans la gestion de cette monnaie par une banque centrale, notamment pour réguler l’inflation.

DW : Monsieur Makalou, créer sa propre monnaie, est-ce que c'est un processus difficile complexe ou pas ?

C'est un processus très facile parce que c'est l'apanage des États. C'est une mission régalienne de chaque État de créer sa monnaie. Ça veut dire : imprimer des billets de banque et puis fabriquer des pièces de monnaie. Mais, maintenant, cette masse monétaire doit être gérée par un institut d'émission qui doit faire en sorte que la monnaie parvienne aux ménages, aux entreprises, à travers les banques. Mais, c'est un processus complexe de gérer une monnaie.

DW : Complexe de gérer une monnaie, et qu’est-ce qui fait cette complexité ?

Modibo Mao Makalou : Il faut d'abord créer un institut d'émission qu'on appelle aussi une Banque centrale, et il faut évaluer la quantité de monnaie par rapport aux biens et services dans l'économie parce qu'il faut un équilibre. Si vous avez trop de monnaie par rapport aux biens et services, cela va poser des problèmes dans l'économie. Et si vous avez trop de biens et services par rapport à la monnaie, cela peut poser d'autres problèmes aussi. Donc, il faut un équilibre et c'est cet institut d'émission qui régule la masse monétaire qui permet en ce moment de stabiliser les prix, ce qu'on appelle l'inflation. Donc, la Banque centrale se fixe un objectif cible d'inflation et c'est à travers cela qu'elle régule un peu la gestion de la monnaie, de la masse monnaie.

DW : Alors qu'est-ce qu'il faut faire pour qu'une monnaie soit viable, soit efficace, soit forte ?

Modibo Mao Makalou : Forte, cela veut dire qu’on parle du prix de la monnaie, c'est-à-dire du taux de change. Je pense qu’il faut surtout qu'une monnaie soit solide. Et cela, il y a des critères, des normes internationales. D'abord par rapport au taux de couverture. Quels sont les engagements à court terme du pays, de l'État par rapport aux réserves officielles, c'est-à-dire le stock d'or et de devises que détient cette Banque centrale parce que la monnaie est adossée à des réserves officielles que sont de l'or et puis des devises, c'est-à-dire des monnaies étrangères librement échangeables comme l'euro, le dollar, le yen, la livre sterling et autres. Ce sont des devises parce qu'on peut les échanger partout dans le monde.

Par contre, vous avez aussi des monnaies non convertibles qu’on ne peut pas utiliser en dehors du pays qui les a émises. On les utilise uniquement à l'intérieur des frontières. Donc, il faut que votre Banque centrale ait assez de réserves pour couvrir la monnaie. Ce sont les 20% dont je vous ai parlés. Les engagements à court terme, il faut que les réserves puissent couvrir les engagements à court terme à hauteur de 20%. Et il faut aussi que les réserves que sont l'or, le stock d'or à la Banque centrale et les devises puissent couvrir trois mois d'importation à tout moment.

DW : Alors il y a un débat au sein de l'Afrique de l'Ouest avec les pays de l'AES qui entendent créer leur propre monnaie. Pourquoi cela tarde-t-il ?

Modibo Mao Makalou : Qui vous a dit que l'AES va créer sa propre monnaie ? Il y a beaucoup d'affirmations dans ce sens. Mais ce que je sais, c'est que l'Alliance des États du Sahel, la Confédération de l'Alliance des États du Sahel, est une Confédération qui a pour vocation de devenir une union économique et monétaire. Mais je crois que nous n’en sommes pas là parce que l'union économique et monétaire c'est le stade ultime de l'intégration. Donc, cela veut dire qu’on va harmoniser les politiques économiques, c'est à dire la politique monétaire et la politique fiscale. Mais l'AES le fait déjà au sein de l'UEMOA, c'est à dire les huit pays qui ont en partage le franc CFA, parce que vous savez, pour que les pays aient une même monnaie et c'est le cas du franc CFA de l'Afrique de l'Ouest, il faut qu’il y ait des critères de convergence macroéconomique, ça veut dire que les économies soient convergentes et donc l'’AES est en train de faire cela au sein de l'UEMOA. Et donc évidemment pour le moment, la monnaie c'est le franc CFA et le jour où l'AES décidera, mais évidemment elle va créer sa propre monnaie mais je pense qu' il n’y a eu aucune déclaration officielle dans ce sens pour le moment.

DW : Comment vous réagissez à la crise actuelle au sein de l'UEMOA, avec la présidence tournante qui devait revenir au Burkina Faso ?

Modibo Mao Makalou : Je ne suis pas dans le secret des dieux. Il y a eu un conseil des ministres de l'UEMOA. Chacun des huit pays a une voie égale et chacun des huit pays est représenté par deux ministres, y compris le ministre des Finances de chacun des pays. Les décisions sont prises selon les textes de l'UEMOA, le traité de l'UEMOA, à l'unanimité et à défaut par consensus. Donc normalement, comme je l'ai dit, il n'y a pas de droit de veto. Chaque pays a un poids égal et aussi c'est la rotation. Chaque pays doit pouvoir présider le Conseil des ministres pendant deux ans et évidemment l'UEMOA n'a pas fait cas d'incident, mais on a entendu beaucoup de rumeurs mais qui n'ont pas encore été confirmées par les voies officielles d'aucun des huit pays. Donc j'attends d'en savoir un peu plus. Mais, je pense qu’évidemment, ce problème peut être géré pour le Conseil des ministres au niveau de la conférence des chefs d'État, qui est évidemment l'étape ultime de prise de décisions au sein de l'UEMOA.

DW : Est-ce que le véritable problème au niveau des pays africains, ce n'est pas plutôt un problème de gouvernance que d’avoir sa propre monnaie ?

Modibo Mao Makalou : J’apprécie beaucoup cette question parce que c'est une question fondamentale. Il ne peut pas avoir de monnaie saine sans économie saine. La monnaie est le reflet de votre économie. Qu’est-ce que vous produisez, qu'est-ce que vous consommez, qu'est-ce que vous vendez, comment vous gérez votre économie ?

Aujourd’hui nous avons 40 monnaies pour 54 pays africains. Mais dites-moi quels sont les pays qui, parce qu'ils ont leur monnaie ou une monnaie unique, ont décollé réellement ? Quels enseignements on peut tirer après 65 ans d'indépendance sur la gestion des monnaies dans les différents pays africains ? La Guinée a créé sa monnaie en 1960, le pays a sa propre Banque centrale. Quel est le niveau de développement de la Guinée qui regorge de bauxite, qui est l'un des plus grands producteurs de bauxite dans le monde, qui regorge de fer, de diamants, d'or. La Mauritanie idem. Le Libéria a le fer, le diamant, la RDC idem. Je peux vous donner tous ces cas, de pays qui sont de grands producteurs d'or, qui ont une monnaie unique. Mais quelle est le niveau de développement de ces pays ? Il va falloir vraiment qu'on réfléchisse sur la question, qu’on tire les enseignements et qu'on se dise qu’évidemment il faut un changement de paradigme et que ce n’est pas seulement un problème de monnaie, c'est un problème de gouvernance. Comment nous gérons et administrons nos pays. Il faut une vision stratégique et il faut des dirigeants exemplaires. Et surtout, il faut de la bonne gouvernance si nous voulons vraiment la prospérité et des économies saines avec des monnaies solides.

.......DW

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Commentaires (49)

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Siriki il y a 6 mois

C'est terminé, Aboubacary Siriki a perdu son pari et reconnaît sa défaite ; donc, plus jamais de publication de commentaires d'Aboubacary Siriki sur malijet.com, après le post d'adieu qu'il publiera incessamment !! Le PR Ouattara vient en effet d'annoncer sur les chaînes de télévisions ivoiriennes, en ce début d'après midi du mardi 29 juillet 2025, qu'il sera candidat à l'élection présidentielle d'octobre 2025 !! Siriki avait dit que ce serait SEM Tiémoko Meyliet Koné, qui sera le candidat du RHDP à l'élection présidentielle d'octobre 2025 !! Aboubacary Siriki a perdu son pari et respectera donc sa parole sacrée de Mandéka ; il publiera son dernier post, dès que malijet.com fera paraître cette information !! Merci.

Anonyme il y a 6 mois

Siriki, quand on a des ancêtres du mandé,on ne prend pas la poudre d'escampette !!! On se bat pour ses idées, même si elles sont,au départ foireuses !!!

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Siriki il y a 6 mois

Aboubacary Siriki persiste et signe : l'UEMOA est un formidable outil d'intégration et le meilleur d'Afrique de l'Ouest ; qu'il ne faudrait surtout pas tenter de détruire ; bien au contraire, il faut l'élargir et l'améliorer !! Il y a eu de très bonnes réformes en 2019 ; notamment la fin de l'obligation pour la BCEAO ( Franc CFA XOF) de déposer 50% de ses avoirs en devises auprès du Trésor public français (cette obligation est toujours maintenue à ce jour, pour la BEAC, qui gère le Franc CFA XAF d'Afrique Centrale) !! Autre réforme importante : aucun français ne siège au sein des instances dirigeantes de de notre monnaie commune, le Franc CFA XOF (UMOA, BCEAO, Commission bancaire...). Les 2 seuls derniers reproches faits par les pourfendeurs du Franc CFA, c'est le nom et la fabrication du Franc CFA à Chamalières en France !! Le nom Franc CFA XOF sera changé, au plus tard en 2027, par le nom Afro !! Quant à la fabrication de notre nouvelle monnaie commune ouest-africaine, Afro, elle se fera au Centre de traitement fiduciaire déjà construit à Yamoussoukro en Côte d'Ivoire !! Sur 54 pays africains, seuls 8 fabriquent leurs monnaies en Afrique et très bientôt les pays membres de l'UEMOA rejoindront tous ce club fermé !! L'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine est la zone économique la plus et la mieux intégrée d'Afrique (monnaie commune, libre circulation des personnes, des biens et des capitaux, bourse commune des Valeurs Mobilières...), qui ne demande qu'à s'améliorer et s'agrandir !! Ce ne sont donc pas 3 malheureux putschistes de l'AES, qui n'ont aucune légitimité ; qui vont saboter l'avenir de 150 millions d'habitants !! Merci.

Anonyme il y a 6 mois

Gauthier Pasquet sur malijet

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Siriki il y a 6 mois

Voici les commentaires qu'Aboubacary Siriki avait publié en février 2025 concernant le plan stratégique 2025-2030 de la Commission de l'UEMOA, intitulé IMPACT 2030 : Aboubacary Siriki est contre le projet Eco CEDEAO, un véritable serpent de mer, qui a retardé l'intégration monétaire de l'Afrique de l'Ouest, depuis plus de 20 ans !! La monnaie Eco de la CEDEAO est devenue aujourd'hui une chimère, depuis le retrait de l'AES de la CEDEAO !! Avec le retrait définitif de l'AES de la CEDEAO, il devient impossible de créer l'Eco CEDEAO !! Pourquoi !? Parce que, le Mali, le Burkina et le Niger n'accepteront jamais que leur BCEAO se joigne à la création de la monnaie Eco de la CEDEAO !! Les pays membres de l'AES sont même actuellement entrain de chasser tous les représentants de cette CEDEAO de leurs territoires !! L'AES a définitivement tourné le dos à la CEDEAO, rendant ainsi son indépendance à l'UEMOA et Aboubacary Siriki en est très heureux !! C'est la fin de l'hégémonie du Nigéria dans notre sous-région ouest-africaine !! Merci.

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Siriki il y a 6 mois

Avec le retrait définitif de l'AES de la CEDEAO, l'UEMOA ne sera plus une succursale de la CEDEAO ; l'UEMOA ne prendra plus ses ordres auprès du Président Nigérian ; l'UEMOA n'organisera plus ses réunions, en marge des sommets de la CEDEAO ; mais, utilisera la visio-conférence, pour intégrer les dirigeants putschistes de l'AES !! Vous voulez une preuve de l'émancipation de l'UEMOA vis-à-vis de la CEDEAO !? Le Président Umaro Sissoco Embaló peut se permettre aujourd'hui de chasser de son pays, les envoyés de la CEDEAO !! LOL !! La CEDEAO est actuellement moribonde, l'AES a arraché les dents du tigre CEDEAO et même la petite Guinée Bissau n'a plus peur du Nigéria !! LOL !! Aboubacary Siriki est pour la montée en puissance de l'UEMOA et avait même demandé au Président de la Commission de l'UEMOA, le Sénégalais Abdoulaye DIOP, d'accélérer l'adhésion de 4 nouveaux pays (Libéria, Sierra Leone, Guinée Conakry et Gambie) afin qu'on puisse lancer à 12 pays, notre nouvelle monnaie Afro de la BCEAO, en 2027, au plus tard !! Aboubacary Siriki persiste et signe : il est contre l'Eco CEDEAO ; mais pour l'Afro ; c'est ce nom Afro que la BCEAO doit utiliser, pour nous débarrasser du nom colonial Franc CFA XOF !! À bon entendeur, salut !! Merci.

Anonyme il y a 6 mois

Nous avons chassé anasser à rien ,et nous voilà avec un siriki encombrant et sans-gêne !!!

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Siriki il y a 6 mois

Propositions d'Aboubacary Siriki, citoyen de l'UEMOA et fier de l'être, concernant le plan stratégique 2025-2030 de la Commission de l'UEMOA, intitulé IMPACT 2030 : 1ère proposition : l'élargissement de l'UEMOA, en faisant passer rapidement les Etats membres de l'UEMOA, de 8 à 12 pays !! C'est-à-dire faciliter l'adhésion dans un premier temps, du Libéria, de la Sierra Leone, de la République de Guinée et de la Gambie ; et passer plus tard de 12 à 14 pays dans une seconde phase, en acceptant l'adhésion du Ghana et de la Mauritanie (à prendre en compte dans la Vision prospective 2040 de l’UEMOA) !! On a tendance à confondre, au niveau du citoyen lambda, l'UEMOA et l'UMOA (Franc CFA XOF) !! N'est-il pas temps de trouver un autre nom à l'UMOA, ou alors le remplacer carrément cet acronyme par BCEAO, comme pour la BCE au sein de l'UE afin d'éviter cette confusion avec l'UEMOA !? L'UEMOA ne doit pas être synonyme de Franc CFA XOF !! En Europe, on peut être membre de l'Union Européenne (27 pays) ; sans pour autant avoir automatiquement pour monnaie l'Euro !! L'UEMOA, c'est l'équivalent de l'UE et la BCEAO est l'équivalent de la BCE ; appliquons donc ce même principe au sein de l'UEMOA : certains pays ouest-africains (Libéria, Sierra Leone, République de Guinée, Gambie, Ghana et Mauritanie), pourront être membre de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), sans avoir automatiquement pour monnaie, le Franc CFA XOF, appelé incessamment à être remplacé.

Siriki il y a 6 mois

20 pays sur les 27 de l'Union européenne font partie de la zone euro et partage la monnaie unique européenne : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Croatie, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie et Slovénie. Le 1er janvier 2026, ils devraient être 21, après que Bruxelles a approuvé, le mercredi 4 juin 2025, l'entrée de la Bulgarie dans la zone euro . Restent donc six (6) des 27 pays de l'Union européenne à ne pas en être : deux (2) nordiques (Danemark et Suède) et quatre (4) de la partie centrale et orientale du Vieux Continent : Hongrie, Pologne, République tchèque et Roumanie. Les raisons diffèrent, certaines d'ordre politique, d'autres de nature économique. Merci.

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Siriki il y a 6 mois

2ème proposition, mainte fois répétée par Aboubacary Siriki : la BCEAO doit nous débarrasser, au plus tard en 2027, du nom colonial, Franc CFA XOF !! La BCEAO doit remplacer le Franc CFA XOF, par la monnaie commune ouest-africaine, Afro et lancer cette nouvelle monnaie à 12 pays en 2027 : les 8 États membres actuels de l'UEMOA, utilisant actuellement le Franc CFA XOF, auxquels devront s'ajouter les 4 nouveaux pays proposés par Aboubacary Siriki, que sont, le Libéria, la Sierra Leone, la République de Guinée et la Gambie !! Aboubacary saurait gré à la Commission de l'UEMOA, de bien vouloir prendre en compte ses 2 propositions afin d'aider les participants à être plus concrets et moins théoriques durant ces ateliers, qui se dérouleront du 17 février au 21 mars 2025, dans les 8 pays membres de l’UEMOA !! À bon entendeur, salut !! Merci

Anonyme il y a 6 mois

L'Afro c'est vraiment nul ... Il faut fait preuve d'imagination et d'humour : appelons là le Panafric

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V2 il y a 6 mois

Le plus grand nul expert économique que le Mali n'ait jamais connu.

Anonyme il y a 6 mois

Eh nullos ,et si tu apprenais à écrire sans aucune faute !

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Siriki il y a 6 mois

Aboubacary Siriki est heureux de constater que l'économiste malien, Modibo Mao Makalou est enfin revenu sur terre et a renoncé au discours populiste qu'il tenait, il y a quelques mois, concernant la nécessité pour les pays de l'AES de disposer d'une monnaie souveraine !! LOL !! Le fait que les pays de l'AES ont claqué la porte lors de la réunion des ministres de l'UMOA a été sûrement pour les gens réalistes de l'AES, un véritable électrochoc !! On est plus dans la plaisanterie ; ces dirigeants putschistes de l'AES jouent avec le feu ; et Modibo Mao Makalou vient de leur rappeler que le plus dur n'est pas de créer une monnaie ; mais, de pouvoir bien la gérer !! Voici des putschistes qui ont été formés pour faire la guerre et qui sont incapables de gérer la guerre contre les Djihadistes et c'est en économie où ils n'ont aucune compétence, qu'ils vont réussir à gérer la monnaie de l'AES !? LOL !! Aboubacary Siriki l'a toujours dit : la sortie des 3 pays membres de l'AES, de l'UEMOA, contrairement à celle de la CEDEAO, sera une vraie catastrophe !! À bon entendeur, salut !! Merci.

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Wassim Nasri il y a 6 mois

Alors c'est Modibo makalou qui est très complexé de quitter le frc CFA ou quoi ? Modibo Mao makalou n'a pas encore compris que l'existence d'un Mali indépendant et souverain ne peut plus dépendre d'une monnaie créé, gérée, fabriquée et contrôlée par la France ? C'est pas un choix, c'est une obligation, alors , que l'expert pessimiste ou simplement ce lâche n'a qu'à se taire au mieux, il peut s'immigrer chez les gaulois " ses ancêtres" espèce de traître ! Matin, midi,soir et c'est toujours un expert en trahisons qui sort pour jouer le rôle d'un Messi envoyé par le diable blanc ! Clochards !

Anonyme il y a 6 mois

Vous êtes des idiots. Vous ne savez que dalle en économie monétaire,et vous avez le culot de juger ! Quelle bêtise !!!

Dogon64 il y a 6 mois

Toi tu n'as toujours pas compris ou ne veut pas comprendre que la France n'a plus rien à voir avec le Fcfa. Et il faudrait que tu comprennes que pour être un pays indépendant il faut d'abord avoir une économie saine et une gouvernance saine, avec des équipes dirigeantes expertes dans leurs domaines. Le Fcfa ne pose aucun problème économique actuellement, pour calmer les exaltés il suffirait de changer le nom; Par contre les économies et gouvernances alors là il y aurait du travail à faire avant de voir le bout du tunnel, et ce serait peut-être les meilleures armes pour lutter contre le terrorisme, plutôt que de dilapider les réserves monétaires pour acheter du vieil armement à Poutine ! Mais pour les colonels-généraux cela demanderait des connaissances qu'ils n'ont pas. Pauvre Mali !

Anonyme il y a 6 mois

Voilà le chef du bal des vauriens ! On lui a dit qu'il faut défendre l'aes,alors il fonce,il ne réfléchit jamais,mais il invective de braves gens,et les insulte. Cet inutile devrait aller se cultiver. Pour sa gouverne,je lui signale que Messi est un footballeur,par contre le messie lui,est oint par le sacrement,petit vaurien inutile !!!