samedi 21 février 2026
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Hassan ALBALAWI, Ambassadeur de l’État de Palestine au Mali : « Je souhaite pouvoir assister à l’inauguration de l’Ambassade du Mali à Jérusalem, capitale de l’État de Palestine »

Par Le Républicain 1,611 vues
Hassan ALBALAWI, Ambassadeur de l’État de Palestine au Mali : « Je souhaite pouvoir assister à l’inauguration de l’Ambassade du Mali à Jérusalem, capitale de l’État de Palestine »
Hassan ALBALAWI, Ambassadeur de l’État de Palestine au Mali

Son Excellence Hassan Albalawi, ambassadeur de l’État de Palestine au Mali, ancien journaliste à la télévision nationale palestinienne (PBC), écrivain et auteur du livre « GAZA dans les coulisses du mouvement national palestinien », a bien voulu nous accorder une interview au cours de laquelle il a donné des éclaircissements sur la situation qui prévaut en Palestine. Il a également interpelé les Nations Unies à prendre des mesures contre l’attitude de l’État d’Israël, avant de dénoncer l’attitude de l’Union Européenne qui continue de tisser des liens de coopération avec Israël. Balawi a souligné qu’il entretient des relations de fraternité et de solidarité avec le peuple malien et le Mali qui se bat pour la même cause que la Palestine. Évoquant le lien fort qui a toujours existé entre le Mali et l’Etat de Palestine, il a formulé le souhait de « pouvoir assister à l’inauguration de l’Ambassade du Mali à Jérusalem, capitale de l’État de Palestine » .

Lisez !

Le Républicain : Bonjour Son Excellence. Présentez-vous à nos lecteurs s’il vous plaît.

Hassan AlBalawi : Je m’appelle Hassan Albalawi, je suis l’Ambassadeur de l’État de Palestine au Mali. Je suis ici depuis sept mois. Avant, j’étais journaliste à la télévision palestinienne à Gaza , responsable du programme francophone. Je suis aussi écrivain.

 

 Quelle est votre appréciation par rapport aux réactions à travers le monde après l’abrasement de la situation en Palestine ?

Depuis le 07 octobre 2023, Israël a saisi cette occasion pour mener une guerre totale contre le peuple palestinien. Une guerre qui, au fur et à mesure, s’est transformée en génocide contre le peuple palestinien. Et le terme génocide est utilisé par les organisations internationales, et même par une commission indépendante qui a été constituée par l’Assemblée Générale des Nations Unies, composée des mêmes juristes qui ont participé à la mise en place de la commission au sujet du génocide rwandais. C’est cette commission qui qualifie aujourd’hui ce que fait Israël depuis presque deux ans d’acte génocidaire, que ce soit par l’intention ou par les actes. Mais, tout n’a pas commencé depuis le 07 octobre 2023. Le peuple palestinien vit une occupation coloniale israélienne depuis 1948 lorsqu’il y a eu la création d’État d’Israël, le 15 mai 1948. Déjà à cette date, il y a eu des actes de nettoyage ethnique, de génocides et de massacres. Plus d’une cinquantaine de massacres ont été commis durant cette période contre le peuple palestinien. Cela est confirmé, non pas par le peuple palestinien, mais par les historiens israéliens. Donc, il y a eu une cinquantaine de massacres, plus de 600 villages palestiniens détruits et plus d’un million de Palestiniens obligés de fuir leurs villes et leurs villages. C’est ce qu’on appelle le nettoyage ethnique qui a eu lieu. Celui qui parle mieux de cela est un écrivain israélien, Ilan Pappé, qui a écrit tout un livre à ce sujet et qui a été traduit dans plusieurs langues. L’origine du conflit n’est donc pas le 07 octobre 2023. Souvent, malheureusement, les médias européens présentent les choses comme si tout a commencé le 07 octobre et que les Palestiniens ont commencé et les Israéliens n’ont fait que répondre. Le 07 octobre n’est que le résultat de toute une occupation pendant de longues années. En plus, la bande de Gaza, cette surface de 356 km2, abritant deux millions de Palestiniens, a été encerclée pendant 18 ans. C’est la surface la plus peuplée du monde, ayant la densité démographique la plus élevée dans le monde entier. Donc, les Palestiniens dans la bande de Gaza vivent dans un blocus total, tout est fermé depuis 18 ans, sans parler des coupures d’électricité, des bombardements et de ce que fait Israël en Cisjordanie. Avant le 07 octobre, il ne se passait pas un seul jour sans qu’il y ait un ou deux Palestiniens en Cisjordanie, sans parler de la colonisation, des attaques permanentes que font les autorités d’occupation israéliennes, sans parler des Colons qui sont aidés et appuyés par l’armée d’occupation et qui attaquent systématiquement Jérusalem, la mosquée Al-aqsa et les autres lieux de cultes de Palestine, tant musulmans que chrétiens, qui sont les cibles des attaques par des Colons et l’armée. Dans un contexte où il y a des attaques, des violations permanentes des Israéliens contre les Palestiniens en Cisjordanie et en Jérusalem, des atteintes, dans un contexte de fermeture totale de perspectives politiques -Netanyahou le dit toujours, qu’il ne croyait pas du tout aux accords d’Oslo et qu’il voulait annexer les accords palestiniens - des ministres officiels disent haut et fort que les Israëliens veulent annexer la Cisjordanie et qu’ils ne veulent pas l’État palestinien. Il y a une politique sur le terrain bien avant le 07 octobre. Donc, il faut tout reprendre dans le postulat pour pouvoir comprendre le 07 octobre. Depuis cette date, Israël est en train de procéder à un deuxième « Nakba », le premier ayant eu lieu en mai 1948, et le second se déroule depuis deux ans. Même s’il y a des pourparlers à Charm El-Cheikh en Égypte, il y a toujours des dizaines de Palestiniens qui sont tombés par les balles de l’armée de l’occupation israélienne, sans parler des gens qui sont affamés. Depuis fin 2008, chaque deux ans, on a une guerre. On a eu six guerres. Je peux les énumérer une après une, des guerres systématiques. Dans ce contexte, qu’est-ce que vous entendez ?  Nous en tant que l’État de Palestine et membre de l’OLP, nous ne sommes pas pour ces genres de guerres. Nous avons opté, depuis 1993, pour une solution pacifique pour régler la question palestinienne. Nous avons signé un accord de reconnaissance avec Israël, en tant que représentants du peuple palestinien, à Oslo entre le président Yasser Arafat et le premier ministre israélien Yitzhak Rabin  qui a été assassiné par les Israéliens. Nous ne sommes pas pour la violence. Pour nous, la lutte armée est reconnue par la charte des  Nations Unies, mais nous avons opté depuis longtemps pour le règlement pacifique et par les moyens pacifiques.

Les multiples soutiens à la Palestine et à sa reconnaissance de la part de plusieurs États sont-ils suffisants, ou constituent-ils une voie pour la résolution définitive de la crise palestinienne ?

Ces discours et initiatives sont très importants, ceux de reconnaitre l’État de Palestine. C’est une avancée politique diplomatique et juridique très importante que de reconnaitre le droit du peuples palestiniens. C’est un acte pour lequel nous travaillons depuis des décennies. Mais si ces reconnaissances ne sont pas accompagnées des actes concrets sur le terrain, à savoir des sanctions contre l’État d’Israël, si les 154 États qui reconnaissent l’État de Palestine ne font pas appliquer et ne se donnent pas les moyens d’appliquer le droit international et d’appliquer la reconnaissent, la simple reconnaissance ne fera pas effet. Lorsqu’on reconnait un État et que cet État est attaqué ou agressé, on doit agir, comme ce fut le cas lorsque l’Irak a envahi Koweït, et lorsque la Russie a envahi l’Ukraine. La reconnaissance a certainement un sens, mais l’utilité de ces reconnaissances ne peut être faite que lorsque les guerres et les génocides que mènent les autorités d’occupation israéliennes s’arrêtent, lorsqu’on laisse entrer le peuple palestinien, et prenne des sanctions contre Israël qui continue la colonisation en Cisjordanie. Là, il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait un camp de refugié palestinien attaqué, sans qu’il y ait attaque tous les jours. Là, il faut prendre des sanctions économiques culturelles voire militaires pour forcer Israël d’arrêter ces crimes et ces violations contre le droit international. Il faut prendre l’exemple sur l’Espagne qui a commencé à prendre des sanctions contre Israël en arrêtant tout commerce d’arme avec Israël en prenant un certain nombre de mesures contre la colonisation et le commerce économique. Il faut suspendre l’accord de partenariat entre l’Union Européenne et l’Israël. Vous savez, l’Europe est le premier partenaire commercial d’Israël. Le chiffre d’échange commercial entre l’Union Européenne et Israël s’élève 43 milliards de dollars. Donc là, en vertu de l’accord de partenariat entre Israël l’UE d’ailleurs c’est le même accord qui existe avec beaucoup d’États du monde, il y a un article qui dit qu’en cas de violation des droits de l’Homme, cet accord doit être suspendu. Aujourd’hui, l’Europe doit suspendre immédiatement l’accord de partenariat qui la lie avec Israël. Toutes les formes de coopération scientifique, culturelle militaire, commerciale doivent immédiatement cesser, parce que Israël est en train de violer le droit international. C’est ce que l’Europe fait avec d’autres pays lorsqu’il y a des violations des droits de l’Homme commises par des États dans le tiers monde, que ce soit en Asie ou en Afrique ; et on prend des sanctions. Pourquoi prendre des sanctions contre des États dans le tiers monde et non contre Israël ? Il y a des articles qui indiquent que l’Europe peut faire des choses, collectivement ou individuellement. Vous avez vu la cheffe d’État de Slovénie qui a clairement dit qu’Israël est en train de commettre un génocide. Vous avez vu maintenant de plus en plus des États comme Hollande ou Belgique qui demandent si Israël ne participe pas dans le concours de chanson révision. Il y a beaucoup de choses à faire pour contraindre Israël à respecter le droit international.

Pensez-vous que les États s’uniront un jour pour que cette guerre entre Palestine et Israël cesse finalement ?

Il faut que la majorité des États se prononcent pour le droit international, en termes de paroles, mais en actes. Aujourd’hui, il n’y a pas une question internationale depuis de longues années qui bénéficie des résolutions de l’ONU, qu’il s’agisse du niveau du Conseil de Sécurité, de l’Assemblée Générale et du Conseil de l’OTAN, comme la question palestinienne. Il y a plus d’un millier de résolutions. Chaque mois, nous avons, au niveau de l’Assemblée Générale des Nations Unies, des condamnations de l’État d’Israël. Beaucoup de pays comme le Mali, à qui nous rendons hommage, à son président et à son peuple, ont systématiquement rejoint la Cour internationale en condamnant les actes d’Israël. Tout cela est important, mais il faut traduire tous ces soutiens, ce presque consensus. Il y a presqu’une majorité des États dans le monde qui condamnent l’État d’Israël, qui demandent l’arrêt de la guerre et de la colonisation, et qui demandent aussi la reconnaissance de l’État de Palestine. Maintenant, il faut aller à une nouvelle démarche de traduire tout cela à des actes concrets, à savoir la suspension de la présence israélienne au sein des Nations Unies. Israël est un État qui doit être suspendu. Des sanctions économiques, sportives et culturelles doivent être prises. Il faut aller vers cela, et les choses commencent à aller dans ce sens-là.

Le Mali est l’un des pays les plus engagés avec l’État de Palestine depuis le temps des présidents feus Yasser Arafat et Moussa Traoré. Que pensez-vous des relations de la Palestine avec la Transition du Mali ?

D’abord, je voudrais commencer de ce bâtiment où nous sommes assis. Ce bâtiment a été offert par l’État malien. C’est le président feu Moussa Traoré, lorsqu’il a rencontré le président feu Yasser Arafat, à Damas en Syrie en 1980, qui a dit que le Mali est toujours avec le peuple palestinien et que le Mali souhaite qu’il y ait une ambassade palestinienne en son sein. Le premier bureau de l’OLP a été ouvert depuis le Sénégal en 1971. C’est depuis le Sénégal que des émissaires palestiniens venaient au Mali. Le Président Traore a ainsi dit au président Arafat qu’il souhaiterait qu’il y ait une ambassade au Mali et qu’ils étaient prêts, en tant que l’État malien, à prendre en charge. C’est ce bureau où nous sommes assis. Ce n’est pas pour rien que la rue la plus longue à Bamako s’appelle Al Qods. Et c’est le Président Arafat en personne qui l’a inaugurée en 1983. A l’époque, le président Arafat a dit au président Traore que le jour où la Palestine sera libre, il y aura une grande rue qui portera le nom « Bamako » à Jérusalem, la capitale de l’État de Palestine. Et puis, le Mali, dès 1981 a traité avec le premier ambassadeur de Palestine Ahmad Abderrahim connu sous le nom d’Abourabah. Le ministre malien des affaires étrangères à l’époque a organisé, le 29 novembre 1981, dans un hôtel, une réception à l’occasion de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, au cours de laquelle il a présenté celui qu’il considérait comme le premier ambassadeur de Palestine devant tous les corps diplomatiques. Le Mali a traité le bureau de l’OLP comme l’ambassade bien avant que l’OLP déclare l’indépendance de l’État de Palestine en 1988, avec toutes les prérogatives d’une ambassade. Il est important pour nous de le souligner. Il y a aussi l’initiative prise par le président Arafat de construire un cabinet médical dans les années 1980. C’étaient des médecins Palestiniens venus de Cuba qui y soignaient la population. Ensuite, il y a eu une centaine de cadres médicaux maliens qui ont été formés à l’hôpital Palestine au Caire en Egypte. Il y a un lien de plus en plus fort. Sous Alpha Oumar Konaré, il y a eu la construction de deux monuments : le monument de la mosquée Al-aqsa et le monument de l’enfant palestinien. Tous les Maliens les connaissent, et ce sont des monuments classés dans le patrimoine national du Mali. Il y a cette continuité, parce que l’histoire du Mali, comme l’histoire de toute l’Afrique, est basée sur la lutte contre le colonialisme et la lutte pour la libération nationale. Le Mali, en soutenant la libération de la Palestine, est fidèle à sa propre histoire et à ses propres convictions. En plus, il y a eu des artistes palestiniens qui sont venus au Mali et qui ont travaillé avec les artistes maliens ; des journalistes palestiniens qui sont venus également. Donc, on a tout un passé important de fraternité et de coopération entre les deux pays. D’ailleurs, nous sommes en train d’aider à la réalisation d’un film documentaire fait par un réalisateur malien qui s’appelle Moustapha Diallo sur cet aspect et nous allons sortir un livre d’exposition qui rappellera tout cela. Je suis en contact avec mes collègues ambassadeurs de Palestine. A ma connaissance, il n’y a qu’en Afrique du Sud et au Mali où il y a des monuments de patrimoine national au nom de Palestine. Les autres pays africains sont certes des pays frères que nous soutenons, avec qui nous avons de bonnes relations, et que pendant de longues années, lorsqu’ils étaient dans des mouvements de libération national, nous avons soutenus. A l’époque, il y avait une fraternité et une solidarité entre eux et nous. Mais c’est au Mali et en Afrique du Sud qu’il y a des monuments de patrimoine national. Cela est important. Les actions politiques sont importantes, mais les monuments restent. Chaque individu, en passant auprès du monument Al Qods, même s’il ne connait pas la Palestine, il cherchera à en savoir.

Avant même de présenter mes lettres de créance, je participais à des évènements organisés dans les ambassades étrangères. J’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs ministres à titre cordiale, qui me reconnaissent comme Ambassadeur de Palestine suis l’ambassadeur de Palestine. De plus en plus, chaque fois que je bouge, les gens me reconnaissent et ils m’accueillent avec beaucoup de gentillesse et de fraternité.

Les citoyens maliens se sont toujours entendus avec les représentants palestiniens au Mali, à l’instar d’Abourabah. Quelles sont vos relations personnelles avec les citoyens maliens ?

Hier (ndrl), j’ai eu la joie d’assister à une conférence organisée par l’Association des anciens diplômés des étudiants des universités relevant de la coopération islamique à l’université privée africaine franco-arabe. J’ai eu la joie de parler avec les étudiantes et étudiants qui ont posé des questions importantes. Les étudiants sont les décideurs de demain. Je suis allé les voir il y a deux mois. Et qui ont fait récemment une conférence sur la Palestine laquelle j’ai participé en développant la situation en Palestine.  J’ai eu la joie de rencontrer des intellectuels maliens, des artistes, des cinéastes, des écrivains. J’ai eu la joie d’assister à la rencontre du Club des Lecteurs du Mali. J’ai participé, chaque fois que l’occasion me le permet, à des projections de films, des chansons, ou toutes sortes d’activités. J’ai assisté, il n’y a pas très longtemps, à une pièce de théâtre « Femme du soldat » de Alima Togola. J’ai l’occasion de participer à des rencontres.

Maintenant que j’ai présenté mes lettres de créance à son Excellence le Président de la Transition, le chef de l’État, j’ai hâte d’aller beaucoup plus vers le terrain. Mais je suis en train de programmer des activités culturelles, notamment dans le domaine du cinéma à l’ambassade de Palestine.  Je souhaite ardemment pouvoir construire des relations de fraternité et de solidarité avec le peuple malien, parce que nous avons un long passé de solidarité. Vous savez, la commune de Bamako est jumelée avec la ville de Jérusalem. Je suis déjà en contact avec la présidente du conseil de Bamako, Aminata Dramane Traore, qui m’a reçu plusieurs fois chez elle. On est en train de préparer un évènement entre nos deux communes. Nous voulons faire des activités culturelles. Nous avons des projets de développement des liens entre les médecins palestiniens et maliens. Nous souhaitons reprendre notre travail de construction. Nous avons un terrain qui a été mis à notre disposition par l’État malien pour construire un nouveau bâtiment. Il y a un projet accords de partenariat avec le ministère de la culture. Ce sont des projets qui sont déjà là et qui ont été faits par l’ambassadeur palestinien Hadi Shebli à qui je succède.

Quels derniers messages adressez-vous à nos lecteurs maliens ?

S’il y a un souhait très cher pour moi, en tant que nouvel Ambassadeur de Palestine au Mali, c’est d’abord voir le peuple malien en paix, le retour du Mali vers une paix totale. Nous sommes conscients et concernés par la situation du Mali. Donc, le souhait le plus cher est que le Mali d’abord retrouve la sécurité totale sur l’ensemble de son territoire, que le Mali trouve le chemin de la réconciliation totale dans toutes ses composantes. Pour nous, le Mali est un pays frère qui nous a aidés pendant longtemps et qui nous aide encore. Nous sommes sensibles à la situation du Mali.  Le Mali a un rôle important à jouer en Afrique et dans le monde. J’ai assisté à une très belle exposition au mémorial Modibo Keita. J’ai compris à quel point le président Modibo Keita avait un statut international qui dépasse l’Afrique. Pour nous, le Mali est un pays frère. Le Mali est un pays important de par son histoire, à travers Tombouctou qui a abrité l’une des premières bibliothèques dans le monde musulman. Le Mali est très riche culturellement et humainement. Nous espérons profondément que le Mali retrouve la paix totale et la prospérité. Le Mali est un pays qui a beaucoup de potentialités, sur les plans culturel, humain, patrimoine, et financier.

 Bien sûr, nous avons confiance au président de la transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Nous sommes confiants que le parlement de la transition trouvera des possibilités pour la prospérité de l’État.  Donc le premier souhait comme Ambassadeur de Palestine, c’est de voir le Mali se développer, en prospérité, voir le Mali en paix et reprendre le rôle qu’il avait. C’est une fois que le Mali retrouvera la paix et son développement qu’il pourra reprendre son rôle de soutien aux causes du monde, notamment la cause palestinienne. Un ambassadeur a pour souhait de pouvoir développer les liens de solidarité et de fraternité. Je souhaite, de mon vivant, pouvoir assister à l’inauguration de l’Ambassade du Mali à Jérusalem, capitale de l’État de Palestine.

Propos recueillis par Siaka Coulibaly

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